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X JAPAN // Eternal Collection

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12 mars 2018

17. Shoko KITANO (ft. YOSHIKI) - Bara to Midori (Single)

Titre : Bara to Midori (薔薇と緑)IMG_20180312_205019_HHT

Artiste : Shoko Kitano (Produced by YOSHIKI)

Date de sortie : 28/10/1998

Support : mini-CD single

Label : Avex Trax

OBI : /

Détails :

Nous allons désormais nous attaquer à un single interprété par une jeune artiste, produite par YOSHIKI himself (d’où l’intérêt d’en faire une présentation ici). Il s’agit de Shoko Kitano... Non, ce n’est pas une marque de biscuits chocolatés lancée par Takeshi Kitano, au vu des excentricités dont il est capable, ça aurait pu. Cependant ce dernier n’est pas étranger à la jeune artiste puisqu’il n’est autre que le père.

Le single dont il est objet aujourd’hui s’appelle Bara to Midori (薔薇と緑).

Je vais essayer de fournir un travail de recherche assez approfondi, pas évident car assez peu d’informations circulent sur le net au sujet de Shoko Kitano. Sa carrière musicale fut très brève : seulement deux singles, mais très qualitatifs. J’ai envie de dire normal, la patte de Yoshiki est immédiatement identifiée. Et tout ce que touche Yoshiki devient de l’or, donc... de grandes chances pour le que le succès soit au rendez-vous.

Shoko Kitano est née le 5 octobre 1982 à Tokyo (aujourd’hui âgée de 35 ans), fruit de l’union du célébrissime Takeshi Kitano, et de son épouse Mikiko Matsuda. Quelques mots sur son Papa : Contrairement à l’occident, Takeshi Kitano est davantage connu au Japon comme animateur et acteur de télévision, sous le surnom « Beat Takeshi » il fait partie du paysage audiovisuel Japonais. En Occident donc, Takeshi Kitano trouve en revanche son succès dans ses oeuvres cinématographiques qui sont la plus part du temps chez nous, saluées par la critique.

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        Shoko Kitano et son père, Takeshi Kitano

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                Takeshi Kitano derrière la caméra, à la réalisation d'un film                             

Aussi surprenant que cela puisse paraître, au Japon, les films de Kitano n’atteignent que très rarement le succès escompté. Son plus grand succès au box office japonais étant le film Zatoichi. Et pourtant, que de merveilles du 7e art : Hana-bi, l’été de Kikujiro, Dolls, Brother, Sonatine et j’en passe... En plus de cela, Takeshi Kitano est un véritable touche-à-tout prolifique : tour à tour romancier, danseur de claquettes, peintre, sculpteur, personnage de publicité, concepteur de jeux vidéo... il a tout fait !

Bref nous ne sommes pas là pour épiloguer sur Kitano Père, mais il était important de souligner qui est ce célèbre personnage pour la suite du sujet.

Shoko Kitano joue du piano depuis l’âge de 3 ans, elle a donc l’âme artistique comme son Papa. C’est en 1997 que Shoko fait ses premiers pas devant les projecteurs, en faisant une apparition dans le film de son père Hana-bi sous le nom de Shoko Matsuda, qui est le nom de jeune fille de sa mère.

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                       Apparition de Shoko Kitano dans le film "Hana-bi"

Selon une interview accordée à Takeshi Kitano, ce dernier a choisi de ne pas donner son propre nom à sa fille au générique du film pour la tenir éloignée du succès et lui permettre de grandir loin du show-biz.

Pour autant, c’est au début de l’année 1998 que Shoko Kitano croise la route de Yoshiki. Revenons-en au contexte de ce dernier : la dissolution de X JAPAN est très récente. Comme très bien décrit dans le film documentaire We Are X temps sont durs pour l’ex-leader du groupe. Exilé à Los Angeles, Yoshiki n’est à cette période que l’ombre de lui-même. C’est toutefois à cette période, bien qu’étant bien plus en retrait, que Yoshiki troque sa casquette de leader contre celle de producteur.

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Malheureusement, impossible de mettre la main sur une information fiable sur la manière dont Shoko Kitano est entrée en contact avec Yoshiki. Cependant par bon sens, on peut déduire que cette collaboration est le fruit de discussions entre Kitano Père et Yoshiki lors de soirées en milieu fermé, ou tout simplement parce qu’ils se connaissent et ont déjà été en contact par le passé. On laissera toutefois un point d’interrogation sur cette zone d’ombre. En connaissance de la passion de sa fille pour la musique, Takeshi Kitano a certainement voulu prendre contact le fleuron de la culture musicale qu’est Yoshiki pour assurer à sa fille un succès certain. On a beau dire, avoir un père célèbre, et qui a des contacts qui le sont tout autant, ça aide.

Leur première collaboration commence avec le single Begin (c’est le cas de le dire), single que je n’ai hélas pas encore dans ma collection, mais que je rattacherai très certainement à ce sujet dès qu’il en fera partie, puisque finalement j'en parle aussi.

Begin sort donc le 3 juin 1998 dans un contexte d’autant plus pesant pour Yoshiki puisque, rappelons-le, hide est décédé 1 mois plut tôt. Cette collaboration, parmi d’autres, a certainement aidé Yoshiki à maintenir la tête hors de l’eau, en se consacrant corps et âme à ses productions. Le single est composé de deux titres : Begin et I Believe. Ce titre fut un succès commercial respectable : arrivé #10 au Top Oricon. Le titre Begin a par ailleurs été choisi pour être l’ending de l’émission de variété Idol High School Geinou Iyougakkou Kan sur la chaîne FujiTV, et le thème d’une publicité de chewing-gum.

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                 Recto/Verso du single "Begin"

Quelques mois plus tard (ponctués donc d’un évènement dramatique) le 28 octobre 1998 sort le single Bara to Midori (traduisez les Roses & la Verdure), ce single est le second et dernier (déjà ?) de Shoko Kitano, sa carrière musicale prend donc un point final sur cette dernière collaboration avec Yoshiki.

Autant Begin est une très belle chanson, mais j’aime moins le côté électro et un peu trop « girly » qu’elle dégage à mon goût. J’ai plutôt un coup de coeur pour Bara to Midori, beaucoup plus mélancolique et tout à fait représentative de l’état d’esprit de Yoshiki. Cependant, ce single eut un succès plus contrasté. En effet, il est arrivé #29 au Top Oricon et n’est resté que 3 semaines au classement contre 8 semaines pour Begin.

Tout comme le premier single, Bara to Midori est composé, arrangé et interprété par Yoshiki en personne, le tout sur la jolie voix innocente de Shoko Kitano. Les paroles, bien que composées par Yoshiki, auraient été validées par Takeshi Kitano lui-même.

 
Voici les paroles traduites en français :

Je veux que tu vois mon amour.
J'ai besoin de toi pour sentir mon coeur.

Embrassée en silence, cette nuit d'insomnie continue.
Je remets en question ce mot appelé "amour".
Mon coeur est brisé.

Combien de temps l’as-tu ressenti ? Combien de temps jusqu'à ce qu'il se transforme en amour?
Quand j'ai réalisé, je me promenais entre les roses et la verdure.
C'est toi qui rend mon cœur inactif si violent.

Je suis en train de chercher.
Je t'aime au point où je n'ai pas besoin de mots.
Pourquoi ne ressens-tu pas mon amour?
Maintenant, ce sont seulement mes émotions qui débordent.

J'ai besoin de toi pour voir mon amour.
Je veux que tu ressentes mon coeur,
pour voir ma douleur.

Quand je t'aime, je ne t'aime que toi.
Mon coeur est misérable.

Pourquoi est-ce que je t'aime?
Je t'aime dans la mesure où je me perds de vue.
Pourquoi ne peux-tu pas sentir mon cœur?
C'est toi qui es plus proche de moi que quiconque.

Je suis en train de chercher.
Je t'aime dans la mesure où je n'ai pas besoin de mots.
Pourquoi ne ressens-tu pas mon amour?
Maintenant, ce sont seulement mes émotions qui débordent.

 

Le CD n’est composé que d’un seul titre, mais en trois versions différentes (2 + 1 instrumental). Sur la version Y.G MIX (comprenez Yoshiki Guitar MIX), première piste, c’est Yoshiki lui-même qui interprète la guitare. Remarquez rien de très surprenant, ce n’est pas la première fois que Yoshiki s’essaye à quelques riffs. Même si ce n’est pas son instrument de prédilection, on ne peut pas nier qu’il a un talent certain, que l'on peut aisément imaginer indispensable pour le compositeur qu’il est. Cependant, tout comme Begin, cette version semi électro / semi guitare n’est pas l’intérêt principal du single. Même si Yoshiki nous livre ici une très belle prestation de guitariste...

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                 Yoshiki à la guitare dans son studio de Los Angeles

Non, tout le nectar de ce CD, que dis-je, l’essence même de la beauté de ce titre réside dans la seconde version : Y.P MIX (Yoshiki Piano MIX). Inutile de préciser que le piano est naturellement joué par Yoshiki.

D’accord, le titre est tout aussi long à démarrer. Sur la première minute du morceau, Shoko Kitano commence à prononcer quelques mots perdus dans les échos, fait quelques vocalises sur fond de violons... lorsqu’enfin le Yoshiki « 100% pur jus » se dévoile. Je vous laisse en juger par vous-même sur le lien ci-dessous, c’est digne de ce qu’il peut nous livrer sur un Eternal Melody. La composition mélancolique de ce titre est une vraie pépite, rare puisque injustement trop méconnue, mais capable de vous flanquer quelques frissons.

北野井子 (Shoko Kitano) - 薔薇と緑 (Y.P.MIX)

La voix de Shoko passe au début du morceau comme étant relativement accessoire, et passe un peu au second plan tellement l’interprétation instrumentale nous laisse finalement bouche bée. Jusqu’à ce petit miracle à 3:23 qui nous confirme que Shoko Kitano se fait une place à part entière dans le morceau et que l’un ne semble plus dissociable de l’autre. Le refrain entonné par la chanteuse, accompagné du piano de Yoshiki représente une unité musicale que j’avouerai assez époustouflante. Le morceau est à la fois mélancolique et réconfortant, c’est assez difficile à décrire...

Même si parfois la voix de Shoko peut sembler manquer de justesse, il y a une certaine innocence qui finalement s’accorde à merveille avec la composition de Yoshiki, la jeune artiste se laisse porter par les notes de piano telle une feuille portée par le vent, poussée vers un sommet émotionnel dont Yoshiki seul détient le secret. C’est sans doute ça la magie et la force de Yoshiki, il est capable de donner une dimension vertigineuse avec n’importe quel artiste, aussi novice peut-il être.

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Au vu de la date de sortie du single, nul ne sait si le titre a été composé avant ou après le décès de hide, mais si c’est vraiment dans les heures sombres que Yoshiki puisse son inspiration comme il le dit lui-même, c’est réussi. Avec la dissolution du groupe, son amitié brisée avec Toshi et le décès de hide, on ose à peine croire dans quelles circonstances malheureuses Yoshiki a composé ce magnifique morceau.

Malheureusement, le troisième titre nous livre une version instrumentale du Y.G MIX, et non Y.P MIX. Peu importe finalement, le duo Shoko Kitano / Yoshiki est une réussite au-delà des espérences. Le fait de ne pas avoir ajouté la version instrumentale du Y.P MIX ajoute encore un peu plus de rareté à cette version d’exception.

Passons désormais au visuel du single. Toujours dans la pure tradition de l’industrie du disque japonais il y a une vingtaine d’années, le single se présente sous forme d’un petit support en plastique rigide sur lequel est monté la jaquette cartonnée. Sur la face avant du single, c’est le visage de Shoko Kitano que l’on découvre, le regard fixant l’objectif. Cover finalement très proche du premier single Begin, où l’on pourrait même croire que les clichés sont issus d’une seule et même séance photo. En haut à droite, en rose est inscrit en kanji le titre du single 薔薇と緑 (Bara to Midori), suivi de « Produced by YOSHIKI », et du nom de l’artiste, en kanji (北野井子). Enfin en bas de cover, nous retrouvons de nouveau le nom de l’artiste mais en Romaji (toutes lettres) en vert brillant. Bref, on retrouve bien du rose et du vert, fidèle au titre du single.

A l’intérieur du single, on retrouve sur la face du haut les paroles de la chanson. N’oublions pas la mention « Lyrics : YOSHIKI  -  Music : YOSHIKI  -  Arrangement : YOSHIKI ». Hé oui avec ce single, Yoshiki ne déroge pas à la règle : il a le contrôle absolu.

Sur la face du bas, on y trouve le tout petit CD avec le visage de Shoko Kitano, puis en dessous son nom inscrit en rose, entouré de roses et sur fond vert... dans la logique du reste. Au dos du single, une autre photo de l’artiste, avec une lumière assez blafarde.

 

Shoko Kitano a su montrer, avec Bara to Midori, qu’elle pouvait être promise à une belle carrière de chanteuse. Pour des raisons inconnues, elle n’a pas souhaité poursuivre dans cette voie. Après la sortie des deux singles, la jeune femme est partie faire ses études aux États-Unis puis est rentrée au Japon. Peut-être a t-elle réalisé que la notoriété n’était pas ce à quoi elle aspirait. Elle aurait cependant fait une dernière apparition dans le film Tsukimoto Friday, sorti en 2005. Il ne serait pas étonnant d’apprendre qu’aujourd’hui, elle puisse gérer les affaires de son célèbre père. En tout cas cette brève collaboration avec Yoshiki, légende du rock Japonais a du être un sacré prestige pour la jeune femme. Bara to Midori dans sa version Piano est une sacrée belle chanson, qui met en perspective le travail de l’ombre de Yoshiki.

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Tracklist :

1. 薔薇と緑 (Y.G MIX)

2. 薔薇と緑 (Y.P MIX)

3. 薔薇と緑 (Y.G MIX Instrumental)

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10 mars 2018

16. Ra:IN - The Line (album)

Titre : The Line

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Artiste : Ra:IN

Date de sortie : 07/11/2003

Support : CD

Label : Daiki Sound

OBI : /

Détails :

Redémarrons l’activité du blog avec un guitariste aussi discret que talentueux. C’est la force tranquille de X JAPAN, et certainement celui qui physiquement, est le plus fidèle à son âge. Vous aurez bien entendu deviné PATA, l’un des trois derniers membres de la formation originale du groupe avec Yoshiki et Toshi.

 

Pata n’a pas encore fait l’objet d’une présentation ici, et c’est sous son fameux groupe instrumental Ra:IN que nous allons nous y atteler !

Commençons donc, par faire un petit saut dans le passé de PATA. De son vrai nom Tomoaki Ishizuka (石塚 智昭) PATA est né le 4 novembre 1965 à Chiba. Peu d’informations circulent sur sa jeunesse. Ce  n'est en revanche un secret pour personne, il est un fervent admirateur de base-ball. Il intègre X à l’age de 22 ans en 1987. Il a été introduit dans le groupe par hide, en remplacement du guitariste Isao qui, suite à un accident de moto, à dut se résigner à ne pas réintégrer le line-up. Line-up qui se veut hélas assez instable avant la formation historique que nous connaissons officiellement depuis la sortie de Vanishing Vision.

Malgré cette timidité qui le caractérise, Pata a su se faire une place de choix aux côtés de Taiji et hide, sans que ces derniers ne lui fasse trop d’ombre. C’est ainsi que Pata fit son bonhomme de chemin avec le groupe, une notoriété au sommet sans peut-être y avoir été vraiment préparé, lui, le discret guitariste qui dévoile une fois sur scène un talent hors-pair. Il vécu donc l’âge d’or du groupe, suivant le rythme. D’ailleurs, l’anecdote bien connue et relatée par Yoshiki lui-même sur son comportement « imposant » vis-à-vis des autres membres, nous apprend que Pata n’accordait que peu d’importance à la directivité de Yoshiki, tant qu’on le laissait dans un coin boire tranquille. C’est dire la simplicité du personnage.

Au sein de X, chaque opportunité donnée à Pata pour s’exprimer que ce soit sur scène ou en studio, donne un résultat audacieux et surprenant. Je pense particulièrement à White Wind from Mr. Martin, interlude ô combien courte, mais très caractéristique de la personnalité de Pata.

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Venons-en donc à la personnalité musicale de Pata. Son style personnel est, je trouve, assez éloigné des compositions de Yoshiki pour X JAPAN. Les sonorités de Pata ouvrent davantage la porte à l’improvisation. Pata propose alors dans sa carrière solo un rock beaucoup plus « américanisé », aux accords arrosés de bière et de Jack Daniel’s !

La carrière solo de Pata commence en 1993 avec la sortie de son premier album éponyme, puis en 1995 avec l’excellent Raised on Rock. Après cela, Pata s’oriente vers des formations qui, une fois n’est pas coutume, le mettent au premier plan. Après la séparation de X JAPAN, il forma en 1998 P.A.F (Pata And Friends), en collaboration avec d’autres artistes. Début des années 2000, après la disparition de hide, naît la formation Dope Headz. Excellent groupe (malheureusement à la vie éphémère) dans lequel Pata retrouve son compère Heath. Ce groupe, par ses sonorités et son line-up, se veut être une forme d’hommage à hide, disparu quelques mois plus tôt. Volontairement je ne m’arrête pas davantage sur ce groupe, dont l’histoire est très intéressante, et qui fera certainement l’objet d’un autre sujet.

 

Puis peu de temps après, Pata très attaché à ses orientations purement instrumentales, forme enfin en 2002 le groupe Ra:IN accompagné de Michiaki Suzuki à la bass et Tetsu Mukaiyama à la batterie.

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De gauche à droite : TETSU, Michiaki, et PATA

Anecdote capitale : hide devait faire partie de la formation originale. En effet, Pata avait présenté Michiaki à hide peu de temps avant sa mort, et le projet de former un groupe ensemble était imminent. Le destin en a voulu autrement...

Ra:IN, bien que communément est la traduction de « pluie » en anglais, est en fait le diminutif de « Rock and Inspiration ». Par ailleurs, le design de Ra:IN aurait été travaillé par hide lui-même. Quant au nom du groupe, celui-ci a été donné par le guitariste / bassiste franco-japonais Masayoshi Kabe.

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Masayoshi Kabe, musicien franco-japonais à l'origine du nom du groupe Ra:IN

Le groupe enchaîne plusieurs sorties toutes autant qualitatives les unes que les autres. En avril 2003 sort premièrement le maxi-single The Border, puis en novembre de la même année The Line (qui fait l’objet cette présente publication), 2006 sera marquée par la sortie de leur second album Before The Siren. Pas d’album en 2007 mais un excellent DVD live nommé « Hard Rain & Rocks Live » et en 2008 le fameux Metal Box. Depuis... nada, rien. Hormis un single en tirage limitée « Circle / Psychogenic - Ra:IN European tour 2009 Special Edition EP » sorti à l’occasion de la tournée européenne de 2009. Bien que Ra:IN enchaîne les concerts (avec certainement de nombreux inédits joués sur scène), aucune trace d’un nouvel album depuis maintenant 10 ans.

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               Ra:IN lors d'un concert en Russie

En maintenant 15 années de carrière, le groupe a vu quelques changements dans sa formation. En effet, DIE, claviériste de hide dans le groupe « hide with Spread Beaver » et officiant précédemment aux côtés de Pata dans Dope Headz, rejoint officiellement Ra:IN en 2007. Quant au batteur Tetsu, il quitte le groupe en 2014 et se fait remplacer Ryuichi Nishida. Depuis 2014, Ra:IN comptabilise 4 membres.

 

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                                           Le seul, l'unique PATA !

 

Côté concerts français, on peut dire que Ra:IN n’a pas été avare. Le premier concert du groupe remonte chez nous le 5 mai 2005 à l’Elysée Montmartre. Soit finalement assez peu de temps après leur formation qui je le rappelle, date de 2002. Puis le groupe fait son retour en France trois ans plus tard en 2008 au Japan Expo Live House. Opération répétée en 2009 toujours avec un showcase à Japan Expo, puis aussi en marge de la convention, un guitar battle mémorable à la Mécanique Ondulatoire contre (ou plutôt avec...) Yann Armellino. Je n’y ai hélas pas assisté, mais mon ami Samuel a eu la chance de s’y rendre. La minuscule cave salle de 100 personnes a vécu ce soir-là un moment exceptionnel. Ce qui devait être au départ un battle entre les deux guitaristes cités plus haut, s’est en fait terminé en concert très improvisé avec les membres de Ra:IN où la bière foisonnait (le public passait les bières jusqu’à la scène), avec un Pata exceptionnel jouant finalement au milieu du public et une fin de soirée difficile pour Michiaki, visiblement bien torché. En tout cas une occasion rêvée pour les approcher de très près.

Ça commence a faire un moment que Ra:IN ne s’est pas produit en dehors de leur patrie, qu’à cela ne tienne : le groupe vient d’annoncer il y a quelques jours une petite tournée de 4 dates en Russie, début juin 2018. Cette annonce ne serait-elle que la première d’une série ? Réponse prochainement, on l’espère, pour une éventuelle tournée européenne...

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Passons maintenant à l’album « The Line ». Enregistré au Meguro Studio et produit chez Daiki Sound, l’album est sorti au Japon le 7 novembre 2003 et contient 10 titres. Comme précisé précédemment, il s’agit du premier album du groupe. Même si ce n’est que de l’instrumental, on tombe littéralement sous le charme. On sent vraiment au fil des morceaux que Pata s’éclate et exprime la toute puissance de son talent. Ces morceaux sont davantage un joyeux défouloir (au sens très positif du terme), très ouverts et sont d’excellents supports d’improvisations scéniques. On a réellement l’impression que ce n’est pas quelque chose de figé et que toutes les excentricités y sont permises. Voilà, c’est ce qui caractérise vraiment cet album. Il n’y a pas de commentaire à faire, je ne peux que conseiller de l’écouter pour vraiment se rendre compte de la richesse de chaque morceau.

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Mes gros coups de coeur sont les titres KAI, Horizon et On the Border. KAI est très certainement le titre le plus connu de l’album, régulièrement entendu lors des sessions live de Ra:IN. On y entend un Pata qui se promène littéralement avec sa guitare. Les deux autres morceaux laissent apparaitre une composition un peu plus « organisée » mais sont tout aussi dantesques ! Cet album à la force de proposer une musicalité brute de trois instruments transpirant le Tennessee Whiskey, une vraie complicité entre les trois artistes !

Un petit mot sur le visuel de l’album... disons pour le moins surprenant ! En effet, la pochette de l’album, de forme octogonale, est faite en carton rigide et s’ouvre en deux.

La jaquette rouge de l’album laisse deviner en fond une sorte de statue hindouiste dans un effet de profondeur psychédélique. Le sublime logo de Ra:IN est jaune avec ses trois traits caractéristiques. Ce côté hindou semble se confirmer avec la police d’écriture du titre de l’album et les formes qui l’entoure.

Quand on ouvre ce curieux objet, on peut lire sur la face de gauche :

« I ain't king of rock and roll yeah. High and dry what a way to go die for you, for you.

Goin' crazy when you're rock and roll yeah. Squeeze me up when you down and out. Pray for you I would cry for you. For you. For you. »

Des propos assez délirants, mais finalement très humbles puisqu’on peut lire « je ne suis pas un roi du Rock and Roll ».

J’ai eu la chance d’obtenir un exemplaire dédicacé par les trois membres fondateurs que sont Pata, Michiaki et Tetsu. Mon exemplaire a été dédicacé au Hard Rock Café le 4 mai 2005, soit lors de leur première venue française. Alors que je le recherchais désespérément cet album, j’ai pu obtenir mon exemplaire à ma grande stupéfaction sur leboncoin.fr pour 50€, la personne qui possédait l’album souhaitait visiblement s’en séparer, je n’ai jamais osé demander pourquoi. Cette dédicace ne m’était pas destinée, mais qu’importe, c’est une sacrée relique !

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      Flyer du programme de Ra:IN lors de la venue du groupe en 2005.

Sur la face de droite, on peut lire différentes informations sur le lieu d’enregistrement, de mixage, les musiciens additionnels, et toutes les personnes ayant participé de près ou de loin à l’album. L’image de fond semble représenter un portrait assez peu visible des trois membres du groupe, avec des couleurs très flash.

Le CD en lui-même est très simple, couleur jaune avec logo et titre de l’album en rose. Enfin, au dos de l’album, hormis la setlist des 10 titres, un oeil grand ouvert apparaît comme regardant depuis le trou d’une serrure. Ça ressemble beaucoup aux photographies d’hide, certainement une forme d’hommage.

Voici un premier album de Ra:IN qui vaut vraiment le détour, une perle instrumentale à consommer sans modération !

Tracklist :

1. Ambush

2. Cloudscape

3. KAI

4. Garden of Life

5. Survival

6. Horizon

7. Bombay's Boogie

8. Cry for You

9. 382

10. On the Border

Liens :

- https://www.youtube.com/watch?v=fbMaIXk_1Pc (clip de KAI)

- https://www.youtube.com/watch?v=KjSGNyFYEB0 (Ra:IN à l'Elysée Montmartre - 2005)

- https://www.youtube.com/watch?v=jh5w6SLlk-E (Cry for You)

Info Bonus !

image tirée de l'anime "Patalliro!"

Connaissez-vous l'origine du nom de scène "PATA" ? En fait, Tomoaki Ishizuka était un grand fan du manga comique "Patalliro!", méconnu chez nous, mais ayant connu un certain succès au Japon. Conçu par le mangaka Mineo Maya, "Patalliro!" raconte l'histoire d'un jeune prince d'une île nommée Malynera (connue pour sa production de diamants). Décrit comme étant petit, laid, et avec un sale caractère, le jeune prince déjoue les complots visants à le destituer du trône, et met tout en oeuvre afin que son île ne tombe pas entre les mains de brigands.

En s'inspirant des premières syllabes du titre de ce manga, voilà comment Tomoaki Ishizuka est devenu PATA ! Surprenant, n'est-ce pas ?

 

             
             
             
             
             
             
             
             
             
   
10 mars 2018

I'm Back...

Près de deux ans d’absence. Pendant tout ce temps je n’ai hélas pas eu le temps de m’occuper du blog comme je l’aurai souhaité. Qu’importe, me revoilà, prêt à faire partager toujours plus ma passion pour X JAPAN, ma collection, l’histoire d’un groupe, de ses membres et leurs carrières solo respectives... show must go on !

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En l’espace de deux ans, il s’est passé bien des choses. J’ai élargi ma collection, mais aussi et surtout, j’ai pu assister au concert le plus mémorable de ma vie : X JAPAN au Wembley Arena, à Londres. Le premier anniversaire du concert a eu lieu il y a quelques jours, les hurlements des guitares et la batterie de Yoshiki résonnent encore en moi, et la voix de Toshi... que dire. Mon ami Samuel et moi étions placés au 3e rang devant la scène. J’ai savouré ce concert comme jamais, une occasion comme celle-ci avec un placement aussi exceptionnel ne se produira certainement pas deux fois. A l'occasion, Samuel et moi avons été interviewés par la chaîne Nolife devant la salle de Wembley Arena.

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Durant cette longue absence, j’ai eu l’occasion de rencontrer pour la seconde fois Yoshiki, lors d’une séance de dédicaces en juillet dernier au magasin Cultura de la Défense à Paris, à l’occasion de sa venue à Japan Expo 2017.

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Deux années ont beau se passer, toujours aucune trace du nouvel album ! On peut malgré tout, entre autres, souligner le passage de Yoshiki pour la première fois à la télévision française à une heure de grande écoute (Cf. emission « Quotidien », TMC), la sortie française du film documentaire WE ARE X en décembre dernier, l’opération vertébrale de Yoshiki (tiens donc... encore lui).

Je ne sais pas encore à quel rythme je pourrais tenir à jour ce blog, j’espère régulièrement. En tout cas, je vous souhaite de passer de bons moments entre les lignes de mes prochains articles. J’espère toujours fournir des informations assez précises, peut-être pas toujours exactes (veuillez m’en excuser si c’est le cas), mais communiquées toujours avec une passion intacte.

24 avril 2016

15. TOSHI - 世紀 JIDAI (single)

Titre : 世紀 JIDAI

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Artiste : Toshi

Date de sortie : 25/07/2008

Support : CD

Label : Healing World

OBI : Oui


Détails :

C’est le deuxième single sorti de ce que l’on peut qualifier la « dernière vague Masaya »... En effet, plusieurs phases ponctuent la triste collaboration entre Toshi et Masaya. Plus clairement, c’est la période pendant laquelle Masaya a usé Toshi jusqu’au trognon, essorant son talent jusqu’au bout. La dernière ligne droite de 2008 / 2009 avant que Toshi ne décide finalement, après avoir ouvert les yeux, de se séparer de ses activités avec Masaya.

Ce dernier a profité du retour de X JAPAN pour se faire un max de bénéfices sur le dos du pauvre Toshi, enchainant les sorties de singles sans le moindre répit et la moindre pitié dans des conditions -que l’on connaitra plus tard- déplorables.

Le single est sorti le 25 juillet 2008, soit en plein retour de X JAPAN sur le devant de la scène, et peu de temps après le hide Memorial Summit de mai 2008. N’oublions pas que le premier concert parisien du groupe devait se tenir le 5 juillet de la même année à Bercy.

A cette période, Toshi jongle entre sa collaboration avec T-Earth, la pression infernale exercée par Masaya et Moritani, les activités en lien avec X JAPAN, ses lives à l’étranger (Corée, Amérique du Sud...), ses nombreux enregistrements studio, et autres péripéties. C’est ainsi dans ce contexte que 世紀 JIDAI (traduisez SEIKI JIDAI) est sorti, succédant l’excellent Earth in the Dark (voir le sujet dédié). Très peu d’informations filtrent sur le net concernant ce single, il se fond dans l’immense masse des autres singles (attention, tout autant qualitatifs) sortis entre avril 2008 et décembre 2009.

Le titre apparait également dans le best of « Utsukushii Sora wo Kudasai » en Strings Version.

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Avec le regain de popularité de Toshi, Masaya change de braquet : Fini les représentations et les ventes d’albums en maisons de retraite. Masaya veut profiter de ce tremplin pour viser plus haut : Il ordonna à Toshi d’interrompre ses représentations dans ce type d’établissement, pour se rapprocher des hommes d’affaires avec lesquels Masaya a quelques affinités, dans le but d’amorcer la vente d’albums et de tickets de concerts dans des centres commerciaux. 世紀 JIDAI fit parti de ces premiers albums à être vendus à plus grande échelle, avec Earth in the Dark.

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Pour en revenir à l’album, ce qui frappe particulièrement, c’est la quantité de versions du morceau 世紀 JIDAI disponibles sur le CD : pas moins de 8 versions différentes ! Autrement dit, presque autant de titres qu’un album (dont plus de la moitié est instrumentale)... allez jeter un coup d’oeil en bas de page dans la partie Tracklist pour constater cette abondance de versions quasi-inutile, 4 versions auraient au maximum suffit.

L’intro du morceau est digne des plus belles compositions philarmoniques de Yoshiki. Ces 50 premières secondes plongent dans une ambiance très reposante, propre à l’univers de Masaya. Encore une fois : quel véreux personnage, mais aux talents de composition indéniables. Puis naît à travers de douces notes de piano, la chaude voix de Toshi. Sa voix semble davantage cristalline que sur Earth in the Dark. Dans son ensemble, les intonations de Toshi sont très posées. Le refrain intervient avec quelques percussions. Bien que très mélodieux, il apparait trop régulièrement, on y a du mal à le dissocier des différents couplets.

A la fin du morceau, comme dans la plupart des titres de Toshi, on attend le moment pendant lequel Toshi va délivrer toute la puissance de ses vocalises. C’est chose faite à la sixième minute, accompagné d’une chorale d’enfants sur des « lalalalalaaa » un peu niais, mais quand on apprécie Toshi, ça passe.

De toute manière, le morceau est signé d’une très belle composition harmonique, reste à y poser la voix de Toshi et le tour est joué pour garantir quelques frissons à l’écoute. Bien que nous soyons très loin de l’univers de X JAPAN avec lequel il flirte déjà à la même période, Toshi a la faculté d’exceller dans les deux milieux.

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Côté visuel, la cover du single a un sens bien particulier. Toujours dans ce faux message d’espoir, Masaya montre encore une fois son don pour la mise en scène : On y voit Toshi, les bras repliés sur ses épaules et la tête baissée avec la Terre en arrière-plan, presque au dessus de lui tel une épée de Damoclès. Le globe terrestre, couleur sépia, semble presque effacé par les tumultes qu’il subit. Le visage de Toshi laisse entrevoir tout le poids de la souffrance. On peut signaler un fait rarissime, Toshi ne porte pas de lunettes de soleil, mais de fines lunettes de vue légèrement teintées. Sûrement pour rendre le contexte plus crédible...

Sous le titre 世紀 JIDAI, on peut y voir une courte phrase en japonais. La meilleur traduction que j’ai pu trouver est la suivante : Créer une belle étoile aux enfants. Bref, le message d’espoir dans toute sa splendeur.

A l’intérieur du boitier, en ouvrant le livret (double-page), la page de gauche nous présente un texte en japonais, avec en toile de fond une photo d’un bébé dormant, et d’une Terre verte entre des mains. Voici une traduction (très approximative) du texte :

Epilogue.

La Terre, source de lumière, ne doit pas être un endroit individualiste. Les enfants ont un coeur magnifique, chaque personne est différente et tout le monde a son rôle à jouer sur cette planète. Armés chacun d’une capacité spéciale, ils peuvent contribuer au développement des ressources, pour rendre le futur beau à l’aube de ce nouveau siècle.

Puis, sur la page de droite, un vaste champ à perte de vue, à l’aube de ce nouveau siècle évoqué ci-dessus. Avec de dos, trois personnes, trois générations d’une famille. L’enfant au milieu, tenant par la main de part et d’autre ce qui semble être son grand-père, et un homme d’âge moyen, son père. On constate que Masaya a souhaité montrer l’importance de l’emprunte générationnelle sur la planète. Que de mensonges...

Deux textes numérotés sont également sur cette page. Cependant, après avoir tenté de traduire le texte, c’est (dans les grandes lignes) quasiment la même chose que sur la page de gauche : du blabla spitituel. Tout à droite, on y trouve les artistes ayant participé à la création de l’album. Masaya est évidemment le compositeur, et producteur. Enfin, au dos du livret : la liste interminable des différentes versions de 世紀 JIDAI.

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Comme bon nombre des albums de Toshi sous Masaya, le CD est très épuré, blanc avec le strict minimum d’informations. Lorsqu’on retire le CD de son boitier, apparait en dessous cette phrase : Dedicaced to the beautiful children who will create the beautiful planet.

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Enfin, le verso du boitier représente la même image qu’à l’intérieur du livret, les trois membres d’une famille en direction de l’horizon dans un immense champ verdoyant.

Bien que toujours encré dans une époque particulièrement sombre pour Toshi, 世紀 JIDAI fait parti de ces singles qui lui montreront petit à petit le bout du tunnel. Les hommes d’affaire qu’il arrive à approcher sous les ordres de Masaya dans le contexte de sortie de ces premiers singles, sont pour certains de vieux amis de Toshi qui parallèlement étaient impliqués dans le retour de X JAPAN. Une main tendue vers un monde meilleur... pour Toshi.

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Tracklist :

1. 世紀 JIDAI Band Vocal Version

2. 世紀 JIDAI Band Instrumental Version

3. 世紀 JIDAI Strings Vocal Version

4. 世紀 JIDAI Strings Instrumental Version

5. 世紀 JIDAI Piano Vocal Version

6. 世紀 JIDAI Piano Instrumental Version

7. 世紀 JIDAI Band Original Karaoke

8. 世紀 JIDAI Strings Original Karaoke

Liens :

- https://www.youtube.com/watch?v=oe8UvDdhDtU (interprétation live du titre)

16 avril 2016

14. X JAPAN - Endless Rain (single)

Titre : Endless Rain

20160416_121602_resizedArtiste : X JAPAN

Date de sortie : 01/12/1989

Support : Mini-CD

OBI : /

 

Détails :

Dans l’histoire du rock / métal japonais, rarement une ballade n’aura été aussi marquante et emblématique pour un groupe. Au-delà de Forever Love, Crucify my Love et j’en passe... Endless Rain reste LE grand incontournable en terme de ballade pour X JAPAN. Une raison simple : C’est pour ainsi dire leur première ballade, celle qui a forgé l’esprit global du groupe aux yeux des fans. Car au-delà d’un simple groupe de Visual Kei (j’ai toujours du mal avec cette catégorisation), X JAPAN présente la particularité d’exceller dans plusieurs genres.

Aux premières heures du groupe, nul doute qu’Endless Rain fut un véritable vecteur pour fidéliser les fans. On imagine bouches bées les fans ayant pour la première fois découvert l’incroyable diversité abondante du groupe. Cependant, Vanishing Vision, premier album du groupe avait la particularité d’être le seul album ne comprenant aucune ballade, mais laissant toutefois envisager -avec Unfinished dans une première mouture très « demo tape »- la possibilité pour le groupe d’être capable d’en interpréter dans leurs prochain albums.

Ce fut donc chose faite avec la sortie de Blue Blood, comprenant ainsi deux ballades que sont Unfinished (dans sa version définitive), et Endless Rain qui deviendra le plus emblématique pour la formation.

Côté single (puisque c’est précisément ce à quoi nous nous intéressons), Endless Rain devient donc la première ballade de X sortie sous ce format. Il s’agit également du second single du groupe sorti en Major, après Kurenai.

Qu’en est-il du contexte dans lequel Endless Rain est sorti ? Yoshiki, que l’on connait comme étant depuis sa plus tendre enfance interprète de piano, depuis l’âge de 5 ans, prenait toujours beaucoup de plaisir à jouer son instrument classique fétiche en dehors de ses activités avec X. C’est lors d’une soirée à laquelle il était convié en même temps que les membres de CBS/Sony, alors que rien ne le présageait, que la tendance musicale du groupe a rencontré un grand bouleversement.
C’est ainsi en y regardant Yoshiki jouer un morceau de Tchaikovski au piano, que les membres de la firme lui demandèrent de composer une ballade pour le groupe, avec le pressentiment d’un certain succès à la clé. Yoshiki accepta, ce titre fut baptisé Endless Rain. Et le succès fut en effet au rendez-vous : le single est arrivé 3e au top Oricon.

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Le style d’Endless Rain forgera la lignée des ballades de X JAPAN. Bien que toutes différentes, on reconnaitra dans chacune d’entre elles la patte si caractéristique de Yoshiki que l’on entendra pour la première fois dans ce morceau. S’envolant dans de sublimes mélodies plus ou moins mélancoliques, tout ce qu’il a pu approcher en titres dits « ballades » ou en classique (je pense à ses nombreuses collaborations) est assez clairement identifiable comme étant de sa composition.

 

Côté paroles, Endless Rain est un savant mélange de paroles en anglais et en japonais. La transition entre les deux langues est parfaitement entrelacée, et ne choque absolument pas à l’oreille. La composition est excellente. Le thème choisi est fidèle à ce que les autres morceaux nous ont plus ou moins habitués : la peine, l’amour impossible, la mort, la tristesse... Les paroles nous racontent donc un indéfectible chagrin d’amour, pour lequel la victime est condamnée à errer éternellement sous la pluie.

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Ce qui me plait dans ce morceau, c’est le réel jeu d’acteur de Toshi (savamment dicté par Yoshiki, bien évidemment...). En effet, la notion de rêve et de réalité est brillamment retranscrite dans le morceau. Toshi de sa vive voix, exprime sa peine qui est une dure réalité. Puis on imagine un moment de répit dans lequel Toshi sombre dans un sommeil puis fait un rêve, la voix se fait alors davantage lointaine et nébuleuse, et plutôt parlée que chantée.

Les jours de joie, les jours de tristesse lentement me dépassent
Si j'essaye de te retenir, tu disparais devant moi
Tu n'es qu'une illusion
Quand je me réveille, mes larmes ont séché dans les sables du sommeil
Je suis une rose qui pousse dans le désert

---------------------------

Days of joy, days of sadness slowly pass me by
As I try to hold you, you are vanishing before me
You're just an illusion
When I'm awaken, my tears have driedin
the sand of sleep
I'm a rose blooming in the desert


Puis, du rêve revient la réalité, Toshi quitte son sommeil et reprend le chant immédiatement, comme si le réveil fut soudain :


C'est un rêve, je suis amoureux de toi
Serre-moi chaudement dans tes bras...

-----------------------

It's a dream, I'm in love with you
madoromi dakishimete...

Libre à chacun d’avoir sa propre interprétation, toujours est-il que le morceau est fantastique. Le piano de Yoshiki retranscrit parfaitement cette impression de pluie tombant continuellement... arrive ensuite une montée en puissance où « arrivent sur le devant de la scène » Pata, Taiji et hide dans un court solo majestueux.

Vous l’aurez probablement remarqué, Endless Rain se termine en fondu. Laissant paraître la peine incommensurable du protagoniste, qui malgré lui ne s’interrompra jamais.

Puis comment évoquer ce bon vieux Endless Rain sans aborder un évènement relativement récent dans l’histoire du morceau. Le 4 juillet 2010, ça évoquera très certainement d’excellents souvenirs à certains ?

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Il s’agit de la date à laquelle, pour la toute première fois de la carrière du groupe, un titre est interprété dans une autre langue. Pour s’excuser auprès des fans après de multiples annulations de concerts prévus en France, Yoshiki et Toshi se sont donné rendez-vous à Japan Expo (en juillet 2010 donc) pour un showcase piano / voix exceptionnel !

Contre toute attente pour la grande majorité des nombreux fans et autres curieux présents (alors que pourtant l’interprétation a été teasé sur internet), le refrain d’Endless Rain fut interprété en français. Résonne alors la voix de Toshi avec ces paroles :

Une pluie sans fin, tombe sur mon coeur,

Cicatrice de mon coeur,

Laisse-moi oublier,

Toute la haine, toute la tristesse.

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Sous les hurlements surpris des fans, un large sourire arbore alors le visage de Toshi, se retournant en direction de Yoshiki au piano, tout aussi souriant et tous deux fiers de leur prouesse.

C’était formidable de découvrir ce morceau sous un autre jour, un gros effort de la part de Yoshiki et Toshi (bien que ce fut la moindre des choses après tant d’annulations de concerts). L’accent de Toshi était exceptionnel, beaucoup l’auront repris sur le ton de l’humour tant l’accent était marqué, mais encore une fois je salue l’effort et la générosité de Yoshiki envers ses fans français pour avoir traduit ces paroles sur un bout de papier et l’avoir mené devant un parterre de milliers de fans sous le charme.

C’était donc la toute première fois que cette initiative fut prise, et quelque part j’espère la dernière. Il faut que cela reste unique. Ce moment n’aura plus la même saveur s’il est traduit dans de nombreuses langues étrangères.

 

Refermons cette parenthèse. Maintenant, la « face B » du single cache une très belle pépite : X en version live interprétée le 10 juin 1989 au Hibiya Yagai Ongaku. Le morceau démarre avec un passage speed à la batterie histoire de bien chauffer la salle, sans qu’il s’agisse encore de X. Puis le titre éponyme du groupe démarre sur les chapeaux de roues dans une frénésie totale. Pour moi avec le Last Live, cette interprétation de X reste l’une des meilleures ! La voix de Toshi est toute en puissance et rocailleuse à souhait, Yoshiki se défonce à la batterie et ô miracle, on entend mieux que jamais la bass de Taiji. Un pur moment...

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D’aspect physique, le single reste un objet fragile. C’est une petite pochette cartonnée comme le Japon n’en fait plus aujourd’hui, avec une base en plastique à l’intérieur. La particularité de ce single est sa présentation qui se fait à l’horizontale. On peut y voir le tout premier logo sur groupe surmonté de leur slogan « Psychedelic Violence Crime of Visual Shock ». La police d’écrite d’Endless Rain est très harmonieuse et soignée, en lien avec le thème d’une ballade. En arrière-plan, des roses rouges avec leurs tiges puis un fond noir représentant les lignes d’une rose ouverte.

L’intérieur du single, tout de rose pourpre vêtu, arbore les paroles des deux morceaux présents sur le single, ainsi que les membres du groupe. Le CD, encore une fois très petit, ne peut hélas se glisser que dans les lecteurs CD compatibles.

L’arrière de la jaquette du CD présente une photo avec tous les membres originaux, comme à son habitude Yoshiki est par terre, et les autres debout autour de lui. C’est d’ailleurs l’un des seuls singles où l’on voit le visage de Yoshiki à découvert. Il a sur la plupart des autres singles, d’autres techniques pour le cacher. Apparaissent toujours les morceaux, avec cette fois la date et la salle dans lequel X a été interprété.

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Au final, un excellent single, au début de l’écriture du sujet je ne m’attendais pas à avoir tant de choses à dire dessus. C’est la première ballade, emblématique, celle qui clôt la plupart du temps les concerts avec une immense boule à facettes qui fait rayonner de mille éclats les larmes des fans, émus et comblés du moment unique passé avec X JAPAN.

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Tracklist :

- Endless Rain

- X (live 1989.06.10 - Hibiya Yagai Ongaku)

Liens :

- https://www.youtube.com/watch?v=ztvMwmPaByg (Endless Rain - Last Live)

- https://www.youtube.com/watch?v=xG6lQxwoRSw (images rares : l'une des premières interprétations d'Endless Rain)

- https://www.youtube.com/watch?v=aaVXhgyyA2w (Endless Rain refrain français - Japan Expo 2010)

- https://www.youtube.com/watch?v=4K-TZ39ioJI (clip d'Endless Rain)

- https://www.youtube.com/watch?v=lEPBwNrQ2AQ (X - live 1989)

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27 mars 2016

13. TAIJI - TAIJI with HEAVEN'S (CD)

Titre : TAIJI with HEAVEN'S

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Artiste : TAIJI with HEAVEN'S

Date de sortie : 13/02/2010

Support : CD

Label : TS GLASTON Company

OBI : Oui

Désormais, les éléments de collection présentés sur le blog seront agrémentés de photos en rapport avec leur création, promotion, etc...

Détails :

Avant tout, comment évoquer X JAPAN sans penser à Taiji, mythique bassiste de la formation originelle du groupe. Considéré par beaucoup (et pas uniquement les puristes) comme étant meilleur bassiste que Heath. Ses solos psychédéliques font rapidement de lui une légende sur la scène rock japonaise. Avant de se pencher sur l’album éponyme de Taiji with Heaven’s, puisque c’est ici la première fois que l’on parle de Taiji, intéressons-nous au personnage.

Taiji Sawada, nait le 12 juillet 1966 à Chiba, au Japon. On connait le fort lien d’amitié qu’il entretient avec hide. Leur première rencontre remonte à 1983, Taiji avait alors 17 ans. hide avait déjà une certaine notoriété avec son groupe qui l’a à l’époque révélé : Saver Tiger. Taiji, quant à lui, était bassiste dans un petit groupe nommé Dementia. Peu d’informations circulent sur le fait qu’il s’agisse d’un festival de musique, toujours est-il que les deux groupes se sont rencontrés dans une petite salle de concerts, le Kagurazaka « Explosion » Livehouse. Saver Tiger étant la tête d’affiche, hide jouissait déjà d’une petite notoriété et Taiji en était un fervent admirateur. Son plus grand désir était de jouer sur la même scène que hide. A la fin de l’évènement musical, Taiji et hide échangèrent quelques mots (hide appréciait beaucoup la coupe de cheveux de Taiji). Ils repartirent chacun de leur côté sans avoir échangé la moindre coordonnée pour rester en contact.

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Taiji a 20 ans. C’est en 1986 que le hasard fait bien les choses, leurs chemins se croisèrent de nouveau lorsque Yoshiki (alors déjà ami avec hide), les rassemblent pour former X. Une première version de X existe déjà plus ou moins lorsque Taiji rejoint le groupe. Il y fait alors la connaissance de Toshi (ami d’enfance de Yoshiki) et Pata (ce dernier restera très proche de Taiji jusqu’à sa mort).

Le groupe à ses débuts est alors très soudé, les membres du groupe partagent alors le même logement à Tokyo, et une grande amitié avec les autres membres se créée. C’est à ce moment que les talents de composition de Taiji voient le jour. « Dear loser », « Desperate Angel », « Voiceless Screaming », ces titres vous parlent évidemment : ils sont de la plume de Taiji. N’en déplaise à Yoshiki, une certaine forme de concurrence naquit entre le leader et son bassiste.

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Le succès montant et fulgurant que nous connaissons du groupe poursuit son chemin. X rempli des salles de plus en plus grandes, la notoriété du groupe arrive à son apothéose.

Les tensions entre Yoshiki et Taiji sont des plus intenses. Le live du Tokyo Dome en 1992 (On the Verge of Destruction), sera le « last live » de Taiji, et sous une autre forme le Last Live de X dans sa première formation (avant d’être remplacé par Heath).

La rumeur la plus répandue veut que Taiji trouve injuste la manière qu’à Yoshiki d’exercer son rôle de leader d’une main de fer, une autorité peu supportable pour le personnage écorché vif et insoumis qu’était Taiji. Il aurait alors demandé que les recettes du groupe soient plus équitablement réparties entre les membres, ce qui mena Yoshiki et sa fierté dans une colère noire, une (voire plusieurs) dispute éclate entre les deux membres. Yoshiki prit une décision radicale pour mettre un terme à cette tempête au sein du groupe, il décida de mettre Taiji à la porte. Son éviction prenant alors effet après ce fameux concert de 1992, que Taiji prit la peine d’honorer.

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S’en sont suivies des hauts et des bas dans la vie et la carrière de Taiji. Attention, il est fort possible que de nombreux détails (autres groupes auxquels il a appartenu, collaborations...) m’échappent, il s’agit ici d’une présentation rapide avant d’aborder la présentation de l’album. Il a successivement été membre de plusieurs groupes tels que Loudness, puis D.T.R dont il a été fondateur et clairement à son image : très américanisé, sauce Jack Daniel’s et chapeaux de cow-boys.

Après la séparation de D.T.R en 1996, Taiji connu une traversée du désert. Certaines rumeurs prétendent même que Taiji fut un certain temps, à la rue... et qu’il accepta des rôles dans des films pornographiques, faute de mieux, pour vivre.

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Mai 1998, le triste destin de hide va rassembler Taiji et les autres membres de X. C’est donc lors des funérailles de hide, la première fois que Taiji revoit ses anciens camarades depuis 1992, année où il a quitté le groupe. L’atmosphère est tendue. On s’en doutera, Taiji est tenu à l’écart du groupe (c’est d’ailleurs très certainement aussi un choix personnel) lors de l’interprétation de Forever Love dans le temple où se déroule la cérémonie (il est à l'écart, dos à Toshi sur la photo qui suit). Pour rendre un ultime hommage à hide, Taiji de son côté composa une superbe mélodie à l’image de son ami, « Dear Friend ». Nous y reviendrons plus longuement prochainement, dans un sujet dédié.

 

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La carrière de Taiji redémarre quelques années plus tard, en 2003, avec la formation d’OTOKAZE, un groupe dont la chanteuse n’est autre que Masayo Sawada, la propre soeur de Taiji !

C’est en avril 2006 que nous nous arrêterons un peu plus loin, avec la formation du groupe dont il est sujet dans cet article : TAIJI WITH HEAVEN’S. Puis en 2007, Taiji reforme ponctuellement D.T.R, le temps d’un album...

C’est enfin en août 2010, hélas mois d’un an avant son décès, que Taiji officialise sa réconciliation avec Yoshiki et X JAPAN, en remontant sur scène en tant que guest lors du double concert du groupe au Yokohama Nissan Stadium, les 14 et 15 août 2010. On voit apparaître un Taiji visiblement usé par les excès malgré ses 44 ans, rendu bouffi par la cortisone, mais toutefois plein d’énergie sur le titre éponyme X, aux côtés des artistes avec lesquels il a fondé la légende de X JAPAN.

On y voit un Taiji très en forme, fier et heureux d’avoir renoué les liens avec le groupe, sous la « bénédiction » de centaines de milliers de fans présent aux deux shows.

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C’est cette même année qu’il co-fonda TSP, avec le guitariste Shu. Un autre groupe de métal progressif qui lui survivra (le bassiste a depuis été remplacé.) A noter que le chanteur, Dai, est aussi celui de Taiji with Heaven’s.

 Taiji semble couler désormais des jours heureux, musicalement comblé avec de nombreux concerts auxquels il participe avec ses groupes dans de petites salles à travers le Japon, on le voit même en meilleure forme physique, il a retrouvé sa silhouette qu’on lui connaissait (loin de ce que l’on pu voir à Yokohama). On le voit sur les images d’un blog partager de bons moments sur l’île de Saipan en compagnie de ce qui semble être sa famille, au bord de la mer. Bref, Taiji mena un épisode heureux de sa vie, avant que tout bascule...

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11 juillet 2011, Taiji est arrêté par les autorités locales à l’aéroport de Saipan, lors de sa descente d’avion. Son vol était en provenance du Japon, on imagine qu’il rentrait chez lui après une série de concerts (car certaines images de backstages on même été tournées quelques jours avant le drame). La raison de son arrestation ? Il se serait montré incontrôlable et très violant avec le personnel naviguant et le mobilier de la cabine, allant même jusqu’à (selon les communiqués officiels) avoir frappé l’une des hôtesses.

Nous ne connaitrons hélas probablement jamais les raisons de ce coup de folie, mais il est certain que Taiji regretta amèrement ses actes. Alors en détention provisoire, il tenta le 14 juillet de mettre fin à ses jours en cellule en se pendant avec les draps de son lit. Il est emmené en urgence à l’hôpital de Saipan en soins intensifs. Hélas il est déjà trop tard, Taiji est en état de mort cérébrale. La lourde décision de le débrancher revint à sa mère ainsi qu’à sa fiancée, le 17 juillet 2011, quelques jours après son 45ème anniversaire.

L’incompréhension et le choc d’abord, laissent ensuite place à une longue série d’hommages à l’artiste talentueux et prolifique qu’était Taiji. Avec en particulier la poursuite des activités de deux groupes auxquels il appartenait : Taiji with Heaven’s et TSP (ce dernier ayant réalisé un magnifique documentaire hommage avec des images rares).

 

Désormais (j’espère ne pas avoir plombé l’ambiance...), nous allons particulièrement nous intéresser au mini-album éponyme de TAIJI WITH HEAVEN’S. Je vais être clair dès le début : c’est une bombe. Un concentré de talent. Parce que c’est Taiji, d’accord, mais les autres membres dégagent aussi une énergie incroyable. Ce qui me plait déjà dans ce groupe, c’est de chambouler les habitudes. En effet, une fois n’est pas coutume : le leader du groupe est le bassiste. Le nom du groupe a vraiment de la gueule, il met réellement Taiji au devant de la scène, il le mérite amplement.

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Hélas, et c’est aussi ce qui fait toute la rareté et l’essence de ce groupe, seul cet album est né de leur collaboration. Nous avons ainsi l’une des discographies les plus courtes du rock japonais, c’est donc du Taiji with Heaven’s 100% pur jus concentré. Malgré leurs débuts en 2006, pas une seule galette n’était apparue avant le 13 février 2010, date de sortie de leur album éponyme.

A l’origine, Taiji with Heaven’s a vu le jour d’une idée commune : créer une formation éphémère pour rendre hommage à hide en participant à un album « hide tribute 2010 » (a t-il vu le jour ? Je n’en sais rien...). Bien que j’ai un peu de mal a faire le lien entre la formation du groupe qui date pourtant de 2006, et la conception d’un album hommage en 2010, soit 4 ans de différence. Toujours est-il que le courant passe bien entre les membres. DAI au chant, HAL et TOKIYA à la guitare, TAKANARI à la batterie et cerise sur le gâteau : TAIJI à la bass, remplissent les petites et moyennes salles à travers le Japon. Un concert devait même être donné en Corée, mais il fut annulé suite aux tremblements de terre de mars 2011. Nul doute que la participation de Taiji aux concerts de X JAPAN à Yokohama a contribué à relancer sa notoriété, et a au passage probablement quelque peu rajeuni son public.

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Le groupe est pleinement lancé, le succès est au rendez-vous. Oui mais pas pour longtemps. Les anges de Taiji with Heaven’s voient leur destin brisé en plein vol lorsque Taiji décède brutalement. Il laissa derrière lui les Heaven’s orphelins, ainsi que des milliers de fans conquis par cette nouvelle formation.

Taiji n’est plus, les Heaven’s se font très discrets mais ils ne prononcent pas leur séparation pour autant. Après de longs et douloureux mois, le groupe refait surface sous un nouveau nom, tout simplement « THE HEAVEN’S». A cette occasion, 1 an jour pour jour après le décès de Taiji (le 17 juilllet 2012), le groupe sort gratuitement et en accès libre leur propre version de Voiceless Screaming, le titre phare de Taiji au sein de X pour rendre hommage à leur leader.

Plusieurs petits concerts du groupe se succèdent, d’ailleurs depuis le décès de Taiji, les membres du groupe se réunissent chaque année (à date anniversaire) pour un concert hommage. D'ailleurs, le groupe a tout récemment annoncé un nouveau concert hommage le 15 juillet 2016 au 新宿Wild Side Tokyo.

Mais c’est l’année 2015 qui marque un nouveau tournant dans la carrière des HEAVEN’S avec. En effet, ils lancent leur site officiel, et y annoncent la sortie d’un tout nouveau titre totalement inédit, enregistré avec Taiji avant qu’il ne disparaisse. Il s’agit du single 「The Virgin」, qui a gratuitement été distribué aux fans lors du concert du 28 février 2015, magnifiquement baptisé « Rebirth of Heaven’s ». Un extrait du morceau est disponible en bas de page.

Depuis, le groupe a repris ses activités mais difficile d’en savoir davantage pour le moment. Un nouveau morceau circule : « Amazing Night ». Dans les extraits du clip, on y voit la légendaire bass de Taiji posée sur son socle, surmonté de son indissociable chapeau de cow-boy (voir extrait en bas de page).

 Abordons maintenant le contenu de l’unique album de Taiji with Heaven’s. Ce sont ainsi au vu du verso de l’album 5 titres qui composent cet album. 5 titres ? Finalement pas tout a fait. En effet un hidden track s’est glissé dans la tracklist à la surprise générale, et pour notre plus grand plaisir...

Globalement, les 6 morceaux sont d’une qualité exceptionnelle, l’accent est évidemment mis sur la bass de Taiji, qu’on dissocie particulièrement bien des autres instruments.

Le premier titre, Keep the Faith est mon favori. Le morceau démarre en douceur avec une petite mélodie mélancolique de boite à musique pour enfants. Bien que composé du vivant de Taiji, on ne peut s’empêcher de penser avec cette mélodie, qu’il n’est plus là. Comme une forme de prémonition, la douce mélodie de 50 secondes nous submerge de tristesse. Mais c’est heureusement lorsque la boite à musique fait résonner sa dernière note, qu’un sursaut métalleux s’enchaine, détalant à toute vitesse ! Le groupe forme une superbe unité, tous les instruments sont clairement audibles, et comme indiqué plus haut, Taiji est clairement identifiable. Le morceau mêle paroles en japonais et en anglais, la composition du morceau, comme de l’ensemble de l’album, revient à Taiji.

Les morceaux s’enchainent et se laisse réellement écouter sans faim, un album de très bonne qualité. Le troisième morceau, WARNING ~この男凶暴につき, se situe dans un esprit très « hide », avec des annonces au mégaphone parsemées tout au long du titre. D’ailleurs, le groupe Dope Headz (avec Pata et Heath) avait très bien retranscrit ce style, propre à l’univers de hide.

Un petit mot sur l’unique ballade de ce mini-album, WISH. Dont l’esprit est très inspiré des ballades de X JAPAN. Il se situe dans le style de Endless Rain, voire Forever Love. Le ton de la voix de DAI est très similaire à celui de Toshi. Ce morceau aurait d’ailleurs très bien pu être une ballade de X JAPAN. Il transmet beaucoup d’émotions et nous transporte dans un univers totalement différent de ce que nous à habitué l’album jusqu’à présent. Taiji est aussi très à l’aise sur ce terrain, nous en avons déjà clairement la preuve avec Voiceless Screaming...

On pense alors avoir terminé l’album tout en douceur, mais tout à coup s’affiche un sixième titre sur la chaine hi-fi : l’hidden track de cet album, nommé Freeze, ne dure hélas qu’à peine plus d’une minute. Bien dommage car encore une fois, c’est un bel exploit instrumental.

Vous l’aurez donc compris, musicalement, Taiji with Heaven’s puisque c’est le nom de cet album, nous offre une richesse rare en un si petit concentré : 5+1 morceaux. C’est le seul, l’ultime album à posséder de toute la carrière de ce groupe éphémère malgré lui. Un vrai millésime rare.

 

Comme il en est coutume, passons à l’aspect physique de l’album. Somme toute assez simple. La cover sur fond noir nous présente une sorte de croquis d’humanoïde en position foetale, avec sobrement écrit le titre éponyme TAIJI with HEAVEN’S. La présence d’un pseudo-foetus se confirme en ouvrant le boitier. Au dos du livret, où l’on y voit un ensemble de cellules vivantes collées entre elles.

Le CD a un graphisme très sobre mais qui tape à l’oeil. Le nom du groupe y apparait, ainsi que des formes rondes qui font penser à des dessins d’extra-terrestres dans les champs que l’on peut voir dans les films de science-fiction. Si l’on regarde de plus près la tracklist sur le CD, sous les 5 titres en caractères blanc on peut voir des caratères imprimés en noir (sur fond noir) mais en surbrillance, il faut vraiment regarder le CD de biais et avec un faisceau lumineux pour y voir inscrit l’hidden track. On appréciera l’originalité.

Il en est de même sur le verso de la page de couverture du livret, à l’intérieur, le même procédé a été utilisé. Rien que pour ça, l’objet (je ne parle pas de la musique) vaut le détour.

Chaque page contient les paroles d’un titre avec une photo de membre à chaque fois. Bien évidemment, c’est Taiji que l’on voit en premier face à Keep the Faith. On y voit Taiji avec des lunettes de soleil et un blouson en jean assis sur une ligne de chemin de fer. Avec sa bass aux stickers phoenix arc-en-ciel entre les jambes : la grande classe. L’hidden track n’apparait pas dans la liste des morceaux présentés au fil des pages.

Comme le veut la tradition, on soulignera en dernière page dans les Special Thanks : des remerciements à chacun des membres de X JAPAN, de plusieurs personnes dont on a pas connaissance, et en toute fin de... Léonard de Vinci. Si je vous jure, vérifiez par vous même ;)

Le verso du boitier nous présente la tracklist en caractères rouges. En image de fond, une superbe photo en noir et blanc des membres du groupe, rassemblés sur le même cliché.

 

Taiji n’est plus de ce monde, mais qu’il s’agisse des Heaven’s ou d’autres groupes auxquels il a appartenu, le mythe Taiji est entretenu, la flamme du Phoenix brille toujours laissant une omniprésence et un héritage sur la scène musicale japonaise. Désormais, Taiji repose en paix, il n’est plus « with Heaven’s » mais « in Heaven », au Paradis. Triste prémonition.

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Tracklist :

1. Keep the Faith

2. Merry go round

3. WARNING ~この男凶暴につき

4. BLOOD IN BLOOD

5. Wish

(hidden track : Freeze)

Liens :

- https://www.youtube.com/watch?v=sEuhFWk7Gos#t=82 (extraits de live de Taiji with Heaven's)

- https://www.youtube.com/watch?v=9OHfL55dEs0 (Wish)

- https://www.youtube.com/watch?v=pZsw8ZKCBxQ (Voiceless Screaming en hommage à Taiji)

- http://www.dai-heavens.com/daiwebalbum/the%20virgin%20homepege.mp3 (The Virgin, titre posthume)

- https://www.youtube.com/watch?v=VFHF3L8Hi40 (Amazing Night, avec la bass et le chapeau de Taiji)

 

6 décembre 2015

12. TOSHI - Kimi wa Inaika (single)

Titre : Kimi wa Inaika

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Artiste : Toshi

Date de sortie : 23/07/1998

Support : Mini-CD

Label : TEICHIKU RECORDS CO. LTD

OBI : /

 

Détails :

Mise à jour réalisée suite à des compléments d'informations apportés par Daruko, et la biographie de Toshi traduite en français par Valire. Tous deux membres du forum, je les en remercie sincèrement.

Voilà un single entouré d’un voile de mystères. En effet, très peu d’informations circulent à son sujet. L’information la plus répandue veut que le titre principal, Kimi wa Inaika ait été composé pour rendre hommage à hide, suite à son tristement célèbre décès le 2 mai 1998. Ce qui est totalement faux, nous y reviendrons plus en détail...

Autre information importante, c’est le tout premier single de « l’ère Masaya ». La transition entre la carrière « Major » et celle-ci se fait encore timide car le single n’est pas frappé d’un label « Home of Earth » ou encore « Healing World »... et surtout aux yeux du grand public japonais, Masaya reste encore un producteur / compositeur assez peu connu. Le revirement artistique de Toshi est bien présent à l’esprit de chacun, mais l’activité et les intentions de Masaya sont encore à cette époque davantage méconnues. Cependant, à qui doit-on réellement la paternité de Kimi wa Inaika ? Du moins, à qui en doit-on l’initiative ? Car sans grande surprise, il suffit d’ouvrir le single pour constater que la composition revient à Masaya.

Grâce à la biographie de Toshi sortie récemment, ces mystères détiennent désormais leurs préciseuses explications. Le contexte est le suivant : Toshi se remet doucement du choc lié à la disparition de hide, la douleur est encore palpable. Parallèlement à cette situation, Toshi suit toujours très régulièrement les séminaires de Masaya. Véritables lavages de cerveau dans lesquels il se remet continuellement en question, on lui apprend à hair ses proches, à faire ressortir sa haine envers ceux qui, initialement, lui veulent du bien. Il y subit d'insupportables sévices physiques et morales.

Masaya, bien préparé au piège qu'il a tendu à Toshi, propose à ce dernier d'interpréter une de ses chansons alors bien méconnue du grand public à l'époque. En soit, Kimi wa Inaika n'est pas inédite, et existait déjà depuis plusieurs années sous l'interprétation de Masaya alors même que hide était encore en vie.

Le frère de Toshi (qui à l'époque gêrait ses affaires) s'opposa fermement à l'interprétation de ce titre, mais celui-ci verra tout de même le jour en juillet 1998. Pour "surfer" sur la vague de l'hommage à hide, Masaya a ordonné à Toshi de prétendre dans les interviews que cette chanson était dédiée à son ami décédé deux mois auparavant. Nous le savons désormais, cette chanson n'a absolument rien à voir avec hide. Toshi n'appréciait pas l'idée de se servir de hide pour promouvoir le single mais sous la pression de son gourou, il n'en avait nullement le choix. Masaya dicta alors à Toshi ce qu'il avait à dire (et à répéter sans relâche) lors d'interviews : l'ancien personnage de scène très coloré et au look psychédélique qu'il était a disparu en même temps que hide ; qu'il espérait que ceux qui écouteraient cette chanson soient touchés et voudront vivre une vie meilleure, pleine d'énergie positive... Toutes ces paroles mirent en colère les fans de X Japan.

Alors certes aux yeux du grand public, replaçons le single dans son contexte de 1998 : hide décède quelques mois plus tôt, Toshi a déjà eu l’occasion de faire appel à d’autres compositeurs, bref rien de très surprenant à l’époque de voir ce single composé par un autre. Aujourd’hui, avec le passé de Masaya que nous connaissons tous, la donne change. L’argent l’emporte maintenant très clairement sur l’hommage à hide... On ne peut toutefois aucunement en vouloir à Toshi, totalement emprisonné moralement, qui toutefois l’interprète avec toute l’innocence qu’on lui connait, à l’époque aveuglé par ce qu’il croyait être le bien.

Le single, comme malheureusement bien souvent avec Masaya, est d’une qualité exceptionnelle. La transition entre son dernier titre major, « Sayonara », et « Kimi wa Inaika » est des plus évidentes et cohérentes.

Le titre est lourd d’émotions, et à la fois très reposant. Etrangement, le genre de titre à écouter au coin d’un feu de bois le dimanche. La voix de Toshi y est cristalline et émue, les arrangements musicaux sont sublimes. On y retrouve de la harpe et du violon (pour le côté mélodieux des oiseaux qui chantent et des éclaircies entre les nuages gris... excusez mon imagination) de la guitare acoustique,  mais également de la Bass, puis un fond omniprésent de piano et de percussions. Le tout dans une profonde douceur... rien qui ne laisse présager à l’époque ce cher Toshi entre de mauvaises mains.

Poursuivons sur le second titre du single, d’une qualité égale au premier. Pour vous dire à quel point ce single est emprunt d'interrogations : n’arrivant pas à lire le japonais (du moins quelques faibles bases), il m’était impossible de mettre la main sur le nom de ce morceau en toutes lettres jusqu'à ce qu'un membre du forum m'en donne le nom : le titre l'appelle donc "Mori to kaze to tabibito". Toujours est-il qu’il reste dans la même veine que Kimi wa Inaika, très accès sur une profonde émotion. On y retrouve les mêmes instruments, et Toshi y livre une interprétation convaincante.

Passons à l’objet, on ne peut plus sobre. C’est format cartonné pour mini-CD (comme pour la plupart des singles avant l’année 2000). La cover est entièrement blanche, avec simplement inscrit « Toshi » sur-titré et sous-titré en japonais du nom des titres composants ce single. Petite particularité concernant mon exemplaire, celui-ci a été dédicacé par Toshi le 21 juillet 2001. C’est d’ailleurs très courant à cette époque. La dédicace de Toshi était très accessible du fait que ses représentations peinaient à dépasser le périmètre des maisons de retraite, hôpitaux et autres orphelinats. Autant de séances de dédicaces que de « concerts », c’est-à-dire en très grande quantité (parfois plusieurs par jour), rien de surprenant à voir passer ici et là quelques trésors dédicacés par Toshi sur le net, a des tarifs accessibles.

Ouvrons le single, sur le carton supérieur apparaissent sur un fond vert-gris les paroles des deux titres. Le mini-CD en lui-même est très classique, blanc.

Enfin un peu de changement à cette morosité, avec l’arrière du single, représentant un paysage au ciel bleu nuageux, et une petite colline surplombée d’un arbre imposant, laissant traverser l’aube d’un jour nouveau entre ses branches. Comme indiqué plus haut, aucune mention sur la maison de disques si ce n’est « TEICHIKU RECORDS », il ne me semble pas l’avoir vu ailleurs... Mais d'après la biographie de Toshi il s'agirait d'une major, Masaya a fait une exception pour le premier single healing de Toshi. Tout cela est bien calculé pour une permettre une diffusion plus vaste, et ensuite concentrer les fans vers son propre label.

En somme, Kimi wa Inaika est un excellent single, au contexte sulfureux mais nous laisse sans voix, l’émotion est transmise. Toshi, bien que complètement déconnecté de X JAPAN, laisse hélas l'illusion de rendre un ultime hommage à son ami hide. Masaya nous fait croire qu'il accord à Toshi une dernière parenthèse musicale faisant allusion à sa carrière avec le groupe. Puis on n’entendra plus Toshi faire une quelconque similitude à sa carrière avec X JAPAN, jusqu’à la reformation du groupe, fin 2007.

 

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Tracklist :

1. Kimi wa Inaika

2. Mori to kaze to tabibito

3. Kimi wa Inaika (karaoké version)

 

Liens :

- https://www.youtube.com/watch?v=oAQvgaGjGJ0 (Kimi wa Inaika, live with André Gagnon)

31 août 2015

11. TOSHI with T-EARTH - EARTH SPIRIT (CD)

Titre : EARTH SPIRIT

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Artiste : Toshi with T-EARTH

Date de sortie : 08/08/2008

Support : CD

Label : Healing World

OBI : Non

 

Détails :

« Earth Spirit » l’esprit de la Terre. Voilà deux mots qui résument à eux seuls la supercherie dans laquelle Toshi a été entraîné pendant 12 longues et douloureuses années.

 

We cry for the planet, for the earth, for the woods, for the oceans and for the animals. That’s why I made this band. – TOSHI

 

Tel est le slogan du groupe.

Bien-sûr... pas un seul Yen pour oeuvrer envers la protection de la planète, encore moins pour Toshi, qui par ailleurs n’a pas créé de lui-même ce groupe. Masaya, surfant sur la reformation de X, en a profité pour donner un coup de fraîcheur à l’image de Toshi sous son label Healing World. Fini les prestations devant un parterre de personnes âgées et les malades (une cible facile pour Masaya). En effet, tout en conservant le même faux message d’espoir pour la guérison des âmes brisées et de la planète, Toshi se voit revenir dans un esprit rock, une première dans sa carrière solo depuis sa cessation d’activité en Major. Cependant, il se voit accompagné d’un groupe dont le nom n’est pas étranger au message que Masaya tente de diffuser toujours plus loin.

Formé le 11 juin 2008 en compagnie de Toshi, T-Earth est un groupe d’Eco Hard Rock (ce n’est pas moi qui l’ai inventé) qui a disparu de la circulation aussi vite qu’il est arrivé. De cette courte mais efficace collaboration, sont nés 3 albums bien fournis que sont donc Earth Spirit, mais aussi Haruka Naru Toki wo Koete et Honto no Hai (édité également en version anglaise, Truth).

Très peu d’informations circulent sur T-Earth, toujours est-il que deux lines-up se sont succédés. Le premier line-up est composé de 4 membres (sans compter Toshi) que sont : JUN (guitariste, ex-Phantasmagoria),  Toya (guitariste du groupe Charlotte),  Ruca (bassiste) et LEVIN (batteur). Mais malgré ces maigres infos, on sait toutefois que Shinya, batteur du célèbre groupe Luna Sea est accessoirement membre du groupe pour les sessions live.

Toujours à prendre avec des pincettes, Toshi aurait rencontrés JUN et Toya, deux des futurs membres de T-Earth au hide Memorial Summit alors qu’il chantait avec X JAPAN. Ce que l’on sait moins officiellement, c’est que Masaya ne devait pas être loin derrière cette rencontre. C’est pour cela que les motivations des autres membres de T-Earth restent troubles : connaissaient-ils déjà Masaya ? Ou ont-ils rencontré le même sort machiavélique que Toshi en se faisant embobiner par l’odieux personnage ? Mon avis personnel penche pour une rencontre sincère, car Masaya ne devait pas spécialement être le bienvenu en terrain « Yoshikisé » comme l’a été ce concert hommage à hide (n’empêchant certainement pas Masaya tout comme Moritani de l’harceler au téléphone). Serait-ce donc par la suite que Toshi pris l’initiative d’organiser une rencontre avec Masaya, tout en le « caressant dans le sens du poil » en le convaincant de former un groupe dans sa fidèle idéologie. Rien de très certain, car je ne serait pas surpris d’avoir la confirmation que Masaya ait souhaité former ce groupe pour profiter du retour de Toshi sur le devant de la scène. Sa biographie à succès lève sans doute le voile sur ce mystère.

Toujours est-il que l’ambiance entre les membres du groupe était au beau fixe, Toshi toujours souriant, comme soulagé le temps d’un concert de se retrouver parmi des musiciens sans arrière-pensées.  Enfin, Toshi annonça la formation du groupe à la radio japonaise, indiquant qu’il était en cours d’enregistrement d’un nouvel album avec une formation musicale inédite. J’aborderai la séparation du groupe lors de la présentation du dernier album du groupe, Honto no Ai.

 

En attendant, concentrons-nous sur ce fameux Earth Spirit. Sorti le 8 aout 2008, l’album fut immédiatement un immense succès ! En effet, tous les exemplaires sont partis comme des petits pains en 48h. Côté promo, le groupe voit les choses en grand avec de nombreuses représentations à travers le Japon, (adieu les maisons de retraite, bonjour les festivals), mais également en Corée du Sud, et dans plusieurs pays Sud-Américains (très friands de rock japonais).

La mayonnaise prend plûtot bien auprès du grand public (Masaya s’en frotte les mains) cet album est musicalement une très bonne surprise. Il s’agit de l’album le plus rock des trois, les autres sont un peu plus « variétés ». Pour le coup, Earth Spirit c’est vraiment un rock frais, ressourçant et puissant. Le message écolo est omni-présent. Si seulement il était sincère... Mais je fais attention à ce que je dis, je ne soutiens pas Masaya, ça agace mais il faut reconnaître que ce véreux personnage est aussi un excellent compositeur de chansons rock. Hé merde...

Car oui, comme dans tout ce qui est issu du label Healing World, ne comptez pas y voir des textes composés par Toshi voire d’autres membres de T-Earth, Masaya garde la main mise sur absolument tout, laissant seulement à Toshi la liberté de sortir un chant de ses précieuses (et financièrement fructueuses) cordes vocales.

Je ne vais pas détailler les titres un par un, mais un petit florilège s’avère être le bienvenu. L’album démarre tout simplement par l’un des meilleurs titres (clairement sur le podium tous albums confondus) du groupe : FIRE CITY. Les personnes âgées pensant mettre dans le lecteur CD un énième album très soft et reposant de Toshi, ne s’attendaient certainement pas à cette onde de choc. L’ensemble musical du morceau est très homogène et rythmique, ça se laisse très bien écouter, on se surprend même à prendre plaisir en chantant le refrain. J’aime beaucoup ce type de morceau qui sait monter en puissance jusqu’à un moment de paroxysme. La bass est très présente, et dirige même l’ensemble du morceau. Ce fameux point de paroxysme arrive à la toute fin, lorsque Toshi fait durer le dernier « CITY » en variant les gammes dans une puissance inouïe, jusqu’à une note que seule le timbre de voix de Toshi peut expirer à 4:44 mn. Une merveille.

Le deuxième morceau, Kizu Tsuki Kowarete Simawanu Yoni, est plus mélancolique. Il débute de manière très spirituelle et définit Toshi en maître de sa puissante voix. Je qualifierai le morceau de Ballade Rock.

Passons à la séquence « slow » et romantique avec Namida no Achira ni. Titre dans lequel la seule phrase en anglais est « I’ll stay with you ». C’est très beau. Je crois d’ailleurs que Toshi s’est rarement autant exprimé de toute sa puissance vocale (en restant très juste) que sur ces trois albums avec T-Earth. Poursuivons dans la douceur, et courrez sur ce magnifique morceau : Say Goodbye to Yesterday. Septième morceau sur lequel le public se prête à faire des vagues en levant les bras. D’ailleurs c’est sur ce morceau que le mot « faux-cul » puise toute sa source. En effet, lors du premier soir des concerts « 2 DAYS Final Live in Tokyo », Toshi va chercher en backstage un membre du staff probablement très proche de Masaya (qui physiquement lui ressemble d’ailleurs, de la famille ?) avec qui, main dans la main, il chante, puis se prennent dans les bras à la fin. C’est d’une hypocrisie sans fond et d’une niaiserie... mais je ne peux m’empêcher de rire nerveusement en voyant ça, car le personnage en question fait des sourires très faux-cul envers Toshi et le public, l’air de dire « on vous ***** tous ». Hélas, avec le recul et la dure réalité de la situation, je change de regard sur ce passage. Toshi est un modèle de vie, il a su se relever de ces monstruosités sans nom.

 

Enfin, neuvième et dernier morceau de l’album : le célèbre Earth in the Dark. J’aime moins cette version que l’originale, mais le petit côté guitare plus présent n’est pas déplaisant. Ce qui est très intéressant, c’est de découvrir les paroles en anglais, nous permettant de mieux comprendre les paroles, plus naturellement sans avoir le nez sur une traduction. Toutefois, la version japonaise reste meilleure et plus puissante que celle-ci.

Sans transition, la cover de l’album se veut dans l’esprit écolo. Toshi y est présenté seul devant le tronc d’un arbre (dommage de ne pas voir le reste du groupe), habillé en costume, regard tourné vers l’avenir. La tranche droite laisse apparaître une case Une vignette avec le slogan du groupe, puis une vignette avec la photo d’un lion, regardant dans la même direction que Toshi.

L’arrière du boitier présente l’une des photos les plus classes de Toshi que l’on voit apparaître à gauche. Sur un fond très verdoyant, entre branches et feuilles d’abres. La tracklist de l’album apparaît juste en dessous de cette photo (on ne manquera pas de remarquer hélas le label « Healing World »).

Le livret est  plus ou moins un dépliant publicitaire de zoo. Il présente sobrement les paroles de chacun des titres (frappé à chaque fois de « Music&Word by MASAYA ») avec en image de fond plusieurs animaux de la savane, une terre en arrière-plan d’Earth in the Dark, et enfin Toshi tête baissée se tenant l’épaule, comme portant sur lui toute la souffrance subie par la biodiversité. Quelle mise en scène ce Masaya...

Le CD est aussi sobre que les autres sous le label, uni et bleu turquoise, laissant découvrir une autre photo de Toshi dans la forêt. On croirait qu’il s’est retourné en écoutant un chant d’oiseau...

Pour conclure, vous l’aurez compris Earth Spirit est un excellent démarrage pour l’éphémère groupe Toshi with T-Earth -qui c’est certain- aurait été capable de belles prouesses hors contexte Masaya. On ne peut donc pas s’empêcher de ressentir une certaine amertume à l’écoute de l’album... On aurait eu envie d’y croire. La seule chose qui est en lien avec la nature dans cet album, c’est la voix de Toshi qui en est un don.

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Tracklist :

1. FIRE CITY

2. Kizu Tsuki Kowarete Simawanu Yoni

3. Kabe ~ Jibun No Naka No Kabe Genkai Wo Kowase

4. Daichi No Namida

5. Namida No Kanata Ni

6. Feel Your Love

7. Say Goodbye to Yesterday

8. Toi Kuni He - I Believe in All of You

9. Earth in the Dark - to the Blue Sky (T-Earth Version)

Liens :

- https://www.youtube.com/watch?v=kZNda-pOpIE (Clip de FIRE CITY, Dément !)

- https://www.youtube.com/watch?v=vwwCxoM8HpM (extrait live au Chili)

- https://www.youtube.com/watch?v=UA2zdSPkdto (vidéo promo de l'album)

- https://www.youtube.com/watch?v=uGbO9wHNd2c (Say Goodbye to Yesterday)

- https://www.youtube.com/watch?v=_euZm92cIb8 (extrait live en Corée du Sud)

- https://www.youtube.com/watch?v=jwIrVgAGxEE (extrait de la tournée japonaise)

 

 

 

24 août 2015

10. X JAPAN - Aoi / Shiroi Yoru Complete Edition (limited box DVD+CD)

Titre : Aoi / Shiroi Yoru Complete Edition

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Artiste : X JAPAN

Date de sortie : 25/07/2007

Support : DVD+CD

Label : Geneon Entertainment

OBI : /

 

 

Détails :

Et voilà la première « grande » pièce de ma collection du point de vue volumétrique ! Avant d’en voir le contenu, nous allons pour une fois aborder l’aspect physique de ce bel objet qu’est  la box Aoi / Shiroi Yoru, puis terminer sur son non moins précieux contenu.

J’en profite pour passer un bon coup de gueule contre Chronopost, car l’aspect physique de ma box passe malheureusement par cette chère entreprise. En effet, je l’ai commandée à l’époque sur eBay, plus précisément sur une boutique qui vendait pas mal d’albums japonais, pour ceux qui connaissaient, il s’agissait d’Headynana. Hélas sa boutique n’existe plus sur eBay, c’est bien dommage car c’était un bon moyen de se procurer des albums devenant relativement rares (beaucoup de choix concernant X JAPAN), a des prix plus ou moins intéressants et j’insiste, tous en excellent état… Et j’y viens : à l’exception de cette box.

En effet, comme tout ce que j’ai pu acheter chez Headynana auparavant, toutes les photos des articles étaient conformes à leur état dès la réception, jamais aucun souci. De même pour mon ami Samuel qui commandait déjà depuis bien longtemps ici. Mais je peux affirmer que la box Aoi / Shiroi Yoru était un véritable massacre. Bien à l’opposé de ce que les alléchantes photos présentaient. J’ai eu le malheur (voulant la réceptionner au plus vite) de vouloir commander par Chronopost, mais c’était sans savoir que cette société se livre à des fouilles approfondies en cas d’arrivée de colis de grande taille depuis l’autre bout du monde. De ce fait, à l’ouverture du carton, j’ai pu constater que le fameux blister était manquant (celui-ci a beaucoup de valeur dans l’ensemble de l’objet).

Seconde mauvaise surprise : un généreux coup de cutter sur toute la diagonale de la devanture, très probablement pour arracher plus facilement le blister pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur de la box, quand je parle de massacre... puis toutes les quarts de la box sont écrasées (comme si vous faisiez tomber une bande-dessinée cartonnée sur sa quart, lui donnant un effet boudiné et ratatiné). Bref une terrible désolation, j’étais à la fois partagé entre la frustration et la colère. Comment peut-on manquer de respect à ce point à la fois à l’objet en tant que tel, mais aussi à son destinataire.

Après cette sacrée claque, je craignais d’ouvrir la box pour en voir le contenu... et finalement, bonne surprise (si je puis dire) : tout le contenu était en parfait état, pour ainsi dire comme neuf. Tout cet acharnement pour la box me laissa sans voix, mais fort heureusement tout y était. Qu’il s’agisse du pamphlet, des deux boitiers de DVD, du DVD bonus et des flyers, ça me laissait tout de même une maigre consolation.

La box est sortie le 25 juillet 2007 (bien évidemment en édition limitée) soit quelques jours après l’inoubliable première venue de Yoshiki à Japan Expo en 2007. La sortie de la box était-elle indirectement dans le but de promouvoir la reformation du groupe ? Chose que Yoshiki avait très probablement déjà à l’esprit. Le coffret comprend donc les deux concerts des 30 et 31 décembre 1994, un pamphlet et un double bonus dans le même boitier CD à savoir une interview exclusive de Yoshiki chez lui à Los Angeles en DVD (parsemé de quelques images de backstage), puis la demo tape de Longing. Le même enregistrement qui a été par ailleurs distribué gratuitement lors de ces deux concerts en format cassette audio. Lors de sa sortie, la box fut classée première des ventes de DVD musicaux au Japon, et 14e tous DVD confondus.

L’ensemble est très esthétique, tout d’abord la box du point de vue extérieur avec sa façade pailletée révélant de belles couleurs arc-en-ciel selon son orientation. Les deux boitiers des doubles DVD sont sobres mais tout à fait dissociables (l’un fond bleu / l’autre fond doré) avec au dos de chacun d’eux les vignettes de chacun des membres et les setlists. Passons au pamphlet, l’un des plus beaux de la carrière du groupe. La couverture brillante est vraiment classe avec l’oeil de Yoshiki en arrière-plan, le logo et l’inscription « TOKYO DOME 2 DAYS ». Les curieux auront remarqué au-dessus de cette inscription « Sega Saturn Presents ». Ces deux lives sont sponsorisés par la console de Sega, faisant référence au jeu vidéo « X JAPAN Virtual Shock 001 » dont le but du jeu est de photographier les membres en backstage et pendant le concert, dont les images proviennent du deuxième soir. Ce jeu pour la petite histoire est sorti le 20 octobre 1995, soit près d’un an après les deux lives. Bref refermons la parenthèse et penchons-nous sur le contenu du pamphlet. De superbes photos de chacun des membres, mention spéciale pour Yoshiki à l’entrée d’une sublime cathédrale. D’ailleurs à la présentation des membres, Yoshiki en bon entreteneur de son ego ne délivre aucune info personnelle (date de naissance, groupe sanguin, signe astrologique). Je ne m’arrête pas sur chacun des membres, mais toutes les photos sont vraiment extra.

Passons après ces douloureux aveux sur l'état de ma box, au vif du sujet, les concerts ! X JAPAN avait cette sympathique habitude de faire deux jours de concerts au Tokyo Dome, salle mythique que je considère comme beaucoup, la maison du groupe. Ils sont liés de manière éternelle à cette salle. Certes le Tokyo Dome est en grande partie utilisée comme une salle omnisport (en particulier le base-ball, sport national au Japon). Mais côté musique, le Tokyo Dome ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui avec les très nombreuses représentations du groupe. Parmi ces 18 représentations (il me semble), se trouvent donc les lives Aoi / Shiroi Yoru, respectivement joués les 30 et 31 décembre 1994. Ce sont les derniers concerts au Tokyo Dome avant de passer à la fameuse ère Dahlia. D’ailleurs, certains titres de Dahlia y figuraient déjà en guise d’avant-première.

Nous avons ici affaire à deux concerts de qualité, même si soyons honnêtes, X JAPAN Returns est tout de même un niveau au-dessus. D’ailleurs à la question « lequel des deux soirs est le meilleur ? » je répondrai incontestablement le premier. En effet, le second soir est un peu moins bon. Les parties solo sont moins intéressantes, et on ressent sensiblement une fatigue générale un peu plus marquée, peut-être parce qu’ils ont donné le meilleur d'eux-même le premier soir ! La voix de Toshi est un peu plus hésitante, moins de surprises côté setlist... Par choix, je vais donc davantage me pencher sur Aoi Yoru, le premier.

Parlons alors du premier concert : Aoi Yoru, le 30 décembre (le DVD bleu). Ça démarre fort, une setlist du feu de dieu ! Le DVD commence avec une vue sur les membres du groupe dans un couloir des coulisses du Tokyo Dome, discutant dans la bonne humeur et attendant le top départ, Yoshiki savourant une dernière cigarette. Les spots de la salle de 55 000 places s’éteignent, les hurlements se font aussitôt entendre jusque dans les couloirs, c’est alors que les 5 membres se dirigent vers l’immensité du dôme plongé dans l’obscurité sur un fond d’Amethyst, l’indétrônable intro du groupe !

« Welcome to the Tokyo Dome show. AOI... YORU. »

Sous un nébuleux éclairage bleu intense, le rideau blanc se lève et les silhouettes immobiles de Yoshiki, Toshi, hide, Pata et Heath apparaissent comme des spectres dans la brume. Ça ne loupe jamais quelque soit le live, d’intenses frissons me parcourent lorsque la voix féminine annonce chacun des membres, suivis d’une salve d’hurlements nourris.

Et c’est ainsi que nous assistons à l’un des meilleurs démarrages psychédéliques de l’histoire du groupe, premier titre : X. Ajoutez à cela la toute puissance d’un début de concert, aucune fatigue : les dieux sont lâchés ! C’est extra. Suivi de Joker, bien trop rare aujourd’hui, avec une interprétation bien synchronisée, Toshi s’éclate en courant et faisant des tours sur lui-même et Yoshiki s’extasie sur une batterie claquante et nette. Le tout avec autres membres forme une belle unité.

Puis les morceaux s’enchainent en se laissant déguster sans faim, Dahlia (dans une version légèrement différente que celle qu’on connaitra en 1996 mais pour laquelle X s’applique rigoureusement), Scars avec une voix de Toshi étonnamment plus grave mais qui s’adonne copieusement sur la gestuelle en s’agrippant à son micro sans compter hide, Pata et Heath qui se lâchent sur leurs cordes... Puis Week End (toujours aussi dément), et une rareté en live : Standing Sex !! Il va de soi que tous ces morceaux que je balaye rapidement sont tous excellents, si je ne m’attarde pas sur un morceau en particulier, cela n’altère en rien à sa qualité. Tiens d’ailleurs je vais m’arrêter sur Standing Sex... Morceau court mais ô combien complètement barré avec un public déchainé, l’un des morceaux les plus speeds de Yoshiki à la batterie, on observe bien les années de travail assis derrière cette quantité de caisses et de cymbales. Le regard n’arrive plus à suivre !

Nous arrivons à la phase des solos, commençant par une page de publicité de Heath avec son excellent Bass Solo, qui justement à la particularité de présenter devant les 55 000 personnes présentes un extrait de sa carrière personnelle. Le tout très bien orchestré et théâtralisé, emprunt de magie (arrivée dans une cage en fanfare avec un maitre de cérémonie qui le fait apparaître sous nos yeux ébahis dans une épaisse fumée blanche...).

Ah... Nous arrivons à mon moment préféré dans ce live : le Drum Solo de Yoshiki. L’un des meilleurs si ce n’est le meilleur du point de vue mise en scène. En effet, imaginez une intense musique classique (qui apparait sur l’un des deux Yoshiki Selection), accompagnée d’un enregistrement de la suave voix de Yoshiki... puis apparaît une immense boule métallique au milieu du Tokyo Dome, surplombant la foule. Tous projecteurs braqués dessus donnant l’impression d’une gigantesque boule à facettes. Lorsque sans prévenir, coupant court à la douce mélodie classique, débarque un déchirant son de batterie libérée dans une puissance phénoménale. La boule métallique s’ouvre alors comme une fleur en éclosion, laissant apparaître en son coeur la folie d’un virtuose tambourinant avec déchaînement, tête baissée et cheveux mouvementés comme des tentacules de pieuvres, impressionnant. Puis contre toute attente (déjà impressionnés par la mise en scène de l’acte), jaillissent des fontaines de feux d’artifices tout autour de la base du globe. Yoshiki reste imperturbable et terriblement concentré, comme s’il ne faisait qu’un avec son instrument. Puis arrive le moment où l’égo surdimensionné de Yoshiki prend justement toute sa dimension, la batterie laisse place à la gloire et à l’adulation du public pour le maître : Yoshiki arrête de jouer restant assis, et le globe tournant sur lui-même le présente tel un diamant dans son écrin, brillant de mille feux sous les projecteurs. Enfin Yoshiki reprend frénétiquement le rythme de la batterie pour un final de toute beauté. Se terminant par l’artiste s’effondrant à terre comme à son habitude, se relevant en s’agrippant à une cymbale qu’il jette au beau milieu de sa batterie en donnant un effet d’explosion. Extinction des feux, la messe est terminée sous les cris copieusement nourris de la foule.

Ensuite, passons au cultissime et toujours aussi délirant hide no Heya, accompagné de Pata. Comment expliquer... c’est un subtil mélange de sado-masochisme techno-electro suivi de nos deux guitaristes sortants d’une cage et s’extasiant sur leurs guitares respectives, hide au chant. N’étant pas particulièrement fan de ses folles bizarreries (que je respecte pourtant immensément tant la mise en scène est travaillée) je ne vais pas trop m’étaler sur le sujet, il faut le voir de soi-même pour voir à quoi cela ressemble.

Sans la moindre transition (attention le changement d’univers est brutal), nous profitons d’une magnifique prestation solo unplugged de Toshi (à la guitare sèche) sur Say Anything accompagné d’un trompettiste. Toshi avec sa guitare, sa sobre tenue noire et ses cheveux blonds longs dégage une sacrée classe. Chacun aura eu le droit à son moment de gloire dans ce live. Dans la foulée apparaissent Pata et hide, pour une magnifique prestation en trio de Rose of Pain, toujours acoustique.

Après une pause, Yoshiki revient dans sa célèbre tenue blanche à dentelles et cheveux gauffrés pour interpréter une seconde messe : celle du Piano Solo. Avant de monter jusqu’à son Crystal Piano, Yoshiki lance quelques roses rouges dans la foule, puis commence à jouer sur un hypnotisant air d’Alive avant de s’enliser dans une de ses meilleures interprétations solo d’Amethyst, accompagné d’une violoniste. Sa dextérité sur morceau donne l’impression qu’il est joué par quatre mains, c’est superbe et grandiose.

X JAPAN au grand complet revient enfin, sur une interprétation de Kurenai, toujours aussi efficace avec les confettis argentés propulsés depuis la scène. Une fois n’est pas coutume, Endless Rain n’est pas la dernière chanson interprétée dans le concert puisqu’on la retrouve ici, petite pause idyllique avant Celebration ! Décidément le groupe est en grande forme, car il enchaîne avec le non moins explosif Orgasm dans une frénésie totale, le groupe est en totale symbiose avec le public. Petit détail sympathique, la plupart des membres sont revêtus de leur k-way noir qu’ils mettent lors des répétitions.

Ensuite, présentation d’un nouveau titre qui apparaîtra sur Dahlia, il s’agit de Rusty Nail. L’interprétation du titre le plus pop-rock du groupe fait sensation dans le public, et profite d’une mise en scène bien propre. On sent le titre bien travaillé ! X JAPAN termine enfin son live sur Longing, dont les paroles sont légèrement différentes de la version finale, mais l’interprétation est tout juste extra. Car oui, un feu d’artifice sorti de nulle part claque net avant la fin du morceau, précisément juste avant le dernier refrain. Les salutations finales main dans la main sont font à la toute fin du morceau, puis tous quittent sobrement la scène. Comme le groupe aime faire durer le plaisir, Tears, puis Say Anything sont diffusés en S.E accompagnés de projections d’images d’archives (voir peut-être inédites à l’époque) sur les écrans géants. Clap de fin du concert.

Vous prendrez bien un peu de Shiroi Yoru ? Allez, on en parle rapidement. Comme je le disais donc, celui-ci s’avère moins intéressant que le live de la veille. Il lui est quasiment identique, à l’exception d’une setlist un peu plus prévisible (pas de X en première chanson). On perd quelque peu l’effet de surprise des parties solo (et du reste du live), même si l’on prend tout autant de plaisir devant le Drum Solo de Yoshiki par exemple. A la seconde partie du concert, tous les membres sont vêtus d’une tenue blanche pour l’occasion : le passage au nouvel an ! A l’approche de l’heure fatidique, on se laisse néanmoins bien emporter par l’interprétation d’Orgasm avec, contrairement à la veille, Yoshiki qui se déchaîne dans les allées du Tokyo Dome avec son extincteur. Ajoutons donc à cela le fameux countdown Yoshiki et Toshi horloge en main, suivie immédiatement de X le tout dans la bonne humeur ! Tout comme la veille, le concert se termine avec Longing, puis les S.E de Tears, Say Anything et enfin Unfinished (qui lui n’y était pas).

En conclusion de cette longue description, ce sont deux très bons concerts, très axés sur les performances solo de chacun des membres, et comprenant un bon lot de bonnes surprises ! Hélas cette box n’est plus éditée, il est donc très difficile à en trouver aujourd’hui, quoiqu’en fouillant bien sur eBay...

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Tracklist :

Multiplié par 2 ça prends trop de place... je vous invite à jeter un coup d'oeil au dos des boitiers ;)

Liens :

- https://www.youtube.com/watch?v=MiLV0eKpjF4 (DVD trailer)

- https://www.youtube.com/watch?v=Q2MFH4zbXM4 (Drum Solo du 31/12/1994)

- https://www.youtube.com/watch?v=5kHXTLO5Ddc (Rose of pain acoustique)

- https://www.youtube.com/watch?v=P30BI9nYmAs (backstage footages)

- https://www.youtube.com/watch?v=Lo0exWTYRZk (Joker du 30/12/1994)

- https://www.youtube.com/watch?v=qDK15luVwd4 (Heath Bass Solo du 30/12/1994)

13 août 2015

9. YOSHIKI - Eternal Melody II (CD)

Titre : Eternal Melody II

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Artiste : Yoshiki

Date de sortie : 23/03/2005

Support : CD

Label : Nippon Columbia

Obi : /

 

Détails :

Avant de commencer le sujet sur Eternal Melody II de Yoshiki, un petit mot pour vous informer d’une mise à jour sur le post d’accueil, en haut de page, avec la présentation d’Akihiko ;)

Nous y voilà : Eternal Melody II, une merveille dans la carrière solo de Yoshiki. Carrière peu prolifique, certes, mais d’une qualité inouïe (cela se comprend du fait que l’autre partie de sa carrière, c’est X). L’album, sorti en mars 2005, fait suite au premier opus Eternal Melody, sorti en avril 1993. Vous ne serez pas sans reconnaître que le nom du blog fait clairement allusion à cet album !

Difficile là encore de faire une description complète et détaillée de cet album, très riche musicalement et qui atteint les sommets de la perfection. Si vous n’avez qu’à l’esprit la carrière Rock de Yoshiki, cet album vous fera découvrir l’incroyable et prodigieuse polyvalence de l’artiste. On a clairement à faire à un génie musical. Rendez-vous compte qu’il est tout bonnement capable de tout : de la puissance psychédélique de la batterie aux mélodies éternelles et transcendantes du piano (mais aussi des mélodies classiques sans piano, je pense à Amethyst). N’oublions pas qu’il est seul et unique compositeur de ses oeuvres et de celles de X (à l’exception de quelques titres composés par d’autres membres mais pour lesquels il garde un oeil aguerrit).  Il faut savoir que pour chacune de ses compositions et en particulier en classique, Yoshiki compose méticuleusement les notes de chacun des instruments d’un orchestre philarmonique, multipliez par le nombre d’instruments... pas la peine d’en dire davantage, et il en va de même pour les instruments de X (batterie, guitares, bass et même les notes chant pour Toshi). Atteindre un tel niveau de perfection dans deux styles musicaux complètement opposés relève de la folie créatrice et représente un travail titanesque. C’est un don qui lui confère un respect du plus haut niveau sur la scène japonaise et internationale.

Soulignons que le premier Eternal Melody fut enregistré à Londres au Air Lyndhurst Hall avec le prestigieux London Philarmonic Orchestra. Produit par le célèbre Sir George Martin (producteur emblématique des Beatles), il fut ensuite mixé au Abbey Road Studios. Pour Eternal Melody II, l’enregistrement fut réalisé à Los Angeles dans trois studio différents : Extasy Records bien entendu, O’Henry Sound Studios, et Paramount Pictures. A sa sortie en mars 2005, l’album a remporté le Prix d’Excellence à la 36e Japan Record Awards.

 

Je vais désormais me pencher sur le contenu de cet album, 10 titres : 9 sur le premier CD, un seul sur le second (mais pas des moindres nous verrons...). La première chanson, sobrement baptisée Unnamed Song (la chanson sans nom) fait démarrer l’écoute de l’album avec une douce voix féminine a capella, très suave... il s’agit de la chanteuse Daughter (que l’on peut apercevoir dans l’interprétation de la même chanson lors du concert philarmonique de Yoshiki en 2002). Puis les cordes commencent à s’élever, enfin Yoshiki pose ses notes au piano dans la foulée, donnant toute la symbiose au morceau et communiquant toute sa puissance. Tout au long de l’album, chaque titre comprenant du piano fait valoir cet instrument au même rang d‘importance qu’une voix. Yoshiki raconte une histoire au piano, difficile à décrire ce sentiment de présence de l’artiste à travers son instrument.

S’en suit Seize the Light. Magnifique morceau classique et entièrement instrumental. Et pas de piano sur ce morceau. Mais la puissance philarmonique révèle toute l’essence du morceau. La flute traversière se promène comme une feuille d’arbre au vent. La dernière partie du morceau à partir de 4:30 se passe de commentaire tellement c’est beau, à vous d’en juger.

Ah, le troisième morceau. Celui-ci a fait beaucoup parler de lui : Without You. Tenez-vous bien, la version classique de ce morceau uniquement disponible sur ce Eternal Melody II dure 17:40mn. Ce morceau a été composé par Yoshiki après le décès en mai 1998 du non moins célèbre hide, guitariste au sein de X JAPAN. Ce titre prouve une fois de plus que c’est dans la douleur et dans la perte d’un être cher que Yoshiki est capable des plus grandes prouesses musicales. Pour la petite histoire, la composition du titre a eu lieu alors que le groupe était déjà séparé. En excellent parolier, Yoshiki a composé les paroles du titre. Etait-ce un espoir à l’époque de reformer le groupe un jour ? Ce n’est qu’en 2008 que Toshi pose sa voix sur ce morceau (en version plus courte), qui lui est clairement taillé sur mesure. Et là, on s’en prend plein la figure. Une chanson composée et écrite par Yoshiki avec tout son coeur et toute sa peine, ajoutez à cela un Toshi au top de sa forme, au bord des larmes en la chantant, c’est transperçant. Petite aparté, comme beaucoup de fans, j’ai eu l’immense honneur d’entendre la version classique original lors du concert de Yoshiki Classical à Paris en mai 2014. C’était LA séquence émotion du concert. Yoshiki ne peut retenir ses larmes à chaque fois qu’il l’interprète. Les images de sa complicité avec hide en arrière-plan ne sont pas là pour nous y aider.

 Passons au reste de l’album. Longing est l’un des deux titres de l’album tirés de X JAPAN et modifiés en version classique. Peu de gens le savent, le tout début du morceau (de 00:00 à 00:30) a servi en musique de fond sur le précédent site officiel de Yoshiki, où l’on voyait plusieurs photos de l’artiste défiler en fondu. Le titre est très mélodieux, je me rappelle que lorsque j’ai découvert ce morceau, à l’écoute j’imaginais Yoshiki submergé par le désespoir, marcher le long d’un chemin dans une forêt japonaise sous une pluie orageuse. Bref, il est des chansons qui nous frappent l’imagination.

Ensuite, I’ll be Your Love, très jolie chanson sur laquelle Yoshiki reprend le piano. Ce titre est connu pour avoir été l’hymne d’ouverture de l’Exposition Universelle du Japon le 25 mars 2005 (soit seulement trois jours après la sortie de l’album).  Elle fut interprétée par l’orchestre philarmonique du Japon (sans présence du piano) et un choeur d’enfants, le chef d’orchestre n’étant autre que Yoshiki lui-même ! L’artiste féminine Dahlia (à ne pas confondre avec l’album de X JAPAN du même nom), a sorti un single produit par Yoshiki, sur lequel elle interprète la chanson. Lors du concert philarmonique de 2002, c’est une grande amie de Yoshiki qui pose sa voix sur le titre, accompagné de ce dernier au piano : Nicole Scherzinger (leader des Pussycat Dolls).

Pour le titre suivant : Kimi Dake Dakara, je suis prêt à parier qu’il ne sera pas du goût de tout le monde... c’est particulier. Personnellement je ne suis pas tellement fan, ce titre tranche avec le reste de l’album et n’y a pas particulièrement sa place. On peut qualifier ce titre de « châtelain » (ça fait très vie de château, grossièrement bourgeois, vous en jugerez...). Je ne m’y attarderai pas davantage.

Continuons l’écoute de l’album, nous en arrivons à Red Christmas. Pour le coup quelle merveille ! Avec ce titre uniquement interprété par l’orchestre, Yoshiki nous offre une belle composition classique envoutante, ponctuée de vagues d’instruments à vents... Toutefois,  c’est aussi l’un des titres les plus mélancoliques de ce second Eternal Melody !

Nous arrivons enfin au fameux Ima Wo Dakishimete, c’est l’une des plus belles prouesses classiques de Yoshiki.  Ce titre puissant et riche nous ramène à la sortie du single d’Amethyst. En effet, Ima Wo Dakishimete y apparaissait en tant que second titre. Il aura donc fallu attendre la sortie de cet Eternal Melody II pour y voir figurer le titre, inédit depuis la sortie du single le 3 novembre 1993. Simultanément sorti à cette date, il existe également une autre version du morceau, plus « variété » interprété par le duo NOA et bien entendu produit et arrangé par Yoshiki himself.

Envie d’une petite valse ? Dans ce cas, la version classique de Forever Love est le titre parfait ! Une belle re-découverte de la célèbre balade de X, interprétée une fois encore par l’orchestre philarmonique de Tokyo, d’ailleurs la version de l’album (tout comme quelques autres titres) est issue du concert de Yoshiki en 2002.

Passons maintenant au second CD... Ah tiens ? un hidden track se trouve à la fin du premier CD, il s’agit du plus célèbre titre classique de Yoshiki : Amethyst. Qui plus est interprété au piano / voix, Yoshiki et sa muse Daughter (déjà interprète de Unnamed Song). Pour une fois qu’on peut écouter Amethyst interprétée au piano sur support album, profitons-en !

 Bon, passons définitivement au second CD... Anniversary (c’est le nom du morceau), se paie le luxe de figurer sur un CD pour lui tout seul ! C’est un morceau d’exception, il faut l’admettre. En effet, Yoshiki a composé Anniversary en 1999 pour célébrer l’anniversaire d’accession au trône de l’empereur du Japon Akihito. Un incommensurable honneur pour Yoshiki, qui nous livre ici l’une des plus techniques de ses compositions. Personnellement, ce morceau est celui qui me fait le plus vibrer sur l’album.  Une vraie perle musicale dans laquelle Yoshiki se livre à une interprétation dantesque, encore une fois la preuve d’une folie créatrice remplie d’intensité. Un condensé d’un savoir-faire de pianiste unique.

 

Sans transition, passons pour terminer à l’aspect physique. Le package de l’album est cartonné, la cover du fourreau est simple mais vraiment efficace : fond noir, et bulles bleues remontant à la surface. Cela donne une dimension très sérieuse à l’album, je trouve qu’elles reflètent la fougue artistique de Yoshiki. EM II est écrit sobrement sur la cover, sous-titré du nom de l’album en toutes lettres, puis « A Classical Album by Yoshiki ». Voyons de plus près le contenu : une pochette cartonnée toute noire contient les deux CDs. Un livret à part, lui, présente une tonne de remerciements, et plusieurs photographies de Yoshiki sous sa posture « musicien classique » : avec un vieux piano que l’on pourrait dater de la Renaissance, Yoshiki en train de composer, en posture de chef d’orchestre... Enfin, un petit papier cartonné nous présente les paroles de Without You.

En somme, Yoshiki est peut-être un artiste qui livre peu d’oeuvres solos (n’oublions pas qu’il se consacre corps et âme à X), mais cet album prouve que la qualité est vraiment au rendez-vous. Yoshiki est définitivement un nouveau monstre sacré du classique moderne, mais comme nous le savons, pas que... rendez-vous au live du Wembley Arena le 4 mars 2017 pour en juger !

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Tracklist :

CD 1

1. Unnamed Song

2. Seize the Light

3. Without You

4. Longing

5. World Expo "I'll Be Your Love"

6. Kimi Dake Dakara

7. Red Christmas

8. Ima wo Dakishimete

9. Forever Love

10. Amethyst (hidden track)


CD 2

1. "Anniversary" Piano Concert in C minor

Liens :

- https://www.youtube.com/watch?v=yiaRJ2KjShE (Unnamed Song, Yoshiki & Daughter, 2002)

- https://www.youtube.com/watch?v=koh56t9irTo (Without You, Yoshiki & Toshi, Tokyo Dome 2009)

- https://www.youtube.com/watch?v=O3cje6_UQWU (Anniversary, interprété devant l'empereur du Japon, 1999)

- https://www.youtube.com/watch?v=sBMkArUSptI (I'll be your love, Word Expo 2005)

- https://www.youtube.com/watch?v=y85Ri7ebGc8&list=RDy85Ri7ebGc8 (I'll be your love, Yoshiki & Nicole Scherzinger, 2002)

 

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